Trois ans après "Une année difficile", Éric Toledano et Olivier Nakache reviennent avec un nouveau film. "Juste une illusion" plonge dans le quotidien de Sandrine et Yves Dayan, un couple de la classe moyenne vivant dans un HLM de banlieue avec leurs deux enfants dans les années 80. Un portrait de famille traversé par les grandes questions de l'existence — l'identité, l'amitié, les élans amoureux et la peur de l'avenir — porté à l'écran par Camille Cottin et Louis Garrel.
Avec ce projet, le duo de cinéastes relève un défi de taille : "Le plus gros défi, c’est d’arriver au bout de quelques secondes à faire croire à cette famille-là, à faire croire à toute leur intériorité", explique Olivier Nakache au micro d’NRJ.
"Il y a deux musiques qui encerclent le film"
Pour y parvenir, ils ont fait de la musique un pilier central de leur processus d'écriture. Bien avant le tournage, les réalisateurs composaient leurs scènes sur fond de mélodies soigneusement choisies. "On écrit tous nos films en écoutant de la musique. Celui là encore plus particulièrement parce qu’on voulait les graver sur les pages du scénario. Il y a deux musiques qui encerclent le film et qui dialoguent bien entre elles c’est 'Just an Illusion' d’Imagination et 'Je rêvais d’un autre monde' de Téléphone", ajoute ce dernier.
Ce choix de la musique des années 80 n'est pas anodin pour le tandem. Une période qui résonne encore profondément en eux, notamment à travers la radio. Éric Toledano se souvient ainsi de la place qu'occupait NRJ dans son quotidien : "On a grandi avec NRJ dans les années 80. D’abord, c’est le début des radios libres et NRJ c’est l’ascension fulgurante, c’est la radio des jeunes. Ça fait partie de la voiture et de la bande-son de notre vie."
"Juste une illusion" est à découvrir en salle à partir de ce mercredi 15 avril.