Trois décennies nous séparent déjà du premier volet de "Toy Story" qui a révolutionné le cinéma d'animation. Pour l'équipe du cinquième opus, replonger dans cet univers ravive immédiatement des souvenirs de jeunesse. "Il a 30 ans le dessin animé. Moi, j'avais 16 ans quand il est sorti le 1er", calcule d'emblée Jonathan Cohen au micro d’NRJ.
Au-delà du temps qui passe, c’est le concept même imaginé par Pixar qui continue d'émerveiller. Jean-Pascal Zadi se souvient avec émotion de ce qui l'a marqué dès l'origine de la saga : "Pour moi, le truc qui me marque beaucoup dans Toy Story, c'est dans le premier opus. C'est quand les adultes ou les humains, ils rentrent dans la pièce, qu'ils se laissent tomber. (…) Est-ce que les jouets, ils jouent pas un peu entre eux et tout ? L'idée, elle est extraordinaire. Ouais, que ça tienne 30 ans."
Quand les tablettes vident les coffres à jouets
Loin d'être une simple suite, "Toy Story 5" s'empare d'un sujet d’actualité: la place grandissante du numérique dans le quotidien des enfants. Cette évolution technologique pousse Jessie, Woody, Buzz L’éclair et toute la bande vers une véritable crise existentielle.
Un sentiment d'inutilité et d'obsolescence qui apporte au film une réelle profondeur émotionnelle. Jonathan Cohen confie avoir été particulièrement touché par cette dimension : "Cet opus-là, il est sublimissime. C'est drôle, c'est émouvant. J'ai pleuré trois fois, moi."
De nouveaux venus hauts en couleur
Pour illustrer ce bouleversement technologique, trois nouveaux personnages font leur entrée dans l'univers de la franchise, présentés ici par leurs interprètes.
Jonathan Cohen prête sa voix à Rouleau Pote, un objet du quotidien revisité de manière surprenante. "Alors déjà, c'est plus qu'un rouleau de PQ. C'est un peu plus évolué. C'est une machine qu’on n'a pas en France... C'est vraiment un rouleau de PQ qui apprend aux enfants à aller aux toilettes." Marine Leonardi incarne Snappy, un petit appareil photo au grand cœur. "Il est extrêmement mignon. Elle veut toujours bien faire. Tu sens qu'elle a un vrai amour pour Blaze, la petite qu'ils accompagnaient." Jean-Pascal Zadi double Atlas, un hippopotame doté d'une fonction inattendue. "C'est un peu le GPS hippopotame. En vrai, il ne sert à rien. Parce que personne n'a des jouets GPS. Mais dans cette histoire-là, on se rend compte que personne ne sert à rien. Et qu'il est utile. Donc je pense que c'est un message plus pour ceux qui pensent qu'ils ne servent à rien, mais en vrai, ils servent au bout d'un moment."
"Toy Story 5", actuellement au cinéma, en partenariat avec NRJ. Retrouvez l’intégralité de notre entretien en vidéo au début de cet article.
Une interview de Bertrand Lesguillons