Dès les premières images, le film nous catapulte dans un tourbillon musclé porté par le rythme incessant des échanges de balles de tennis. Orchestré avec brio par un casting magnétique, la star la plus en vogue du moment, Zendaya, Josh O’Connor et Mike Faist, nous transportent immédiatement au cœur de l'action et des rythmes enivrants de la bande originale signée Trent Reznor & Atticus Ross.
Un cocktail de passion sportive et amoureuse
Pour rappel, Tashi Duncan (Zendaya) raconte l'histoire d'une ex-prodige des courts qui devient coach de tennis. Mariée à un champion en perte de vitesse, la stratégie de l’ex-joueuse consiste à se rapprocher du futur adversaire de son époux, qui n’est autre que son ex-petit ami, à l’approche de leur confrontation. Alors que leur passé et leur présent s’entrechoquent et que la tension est à son comble, la jeune femme, au cœur de ce trio sulfureux, doit se demander ce qu’il lui en coûtera de gagner...
« On est partis très vite sur le thème de la passion »
Si la photographie du film et le charisme des acteurs sont indéniables, les personnages restent néanmoins de terribles adversaires qui ne se font pas de cadeau et dont les interactions et les choix interrogent. Le tout sur fond de manipulation et de glissement de la passion qui anime les protagonistes du film.
« C’était vraiment un privilège de travailler le texte en amont du tournage. Ça nous a permis véritablement de comprendre et d’aller chercher ce qui motivait véritablement les personnages, ce qui les faisait avancer dans la vie », raconte l'inteprète de Patrick, Josh O’Connor, lors de la conférence de presse qui se tenait le 6 avril à Paris. Et le comédien, vu récemment dans la série « The Crown », d'ajouter : « on est partis très vite sur le thème de la passion. Chaque personnage a, au départ, quand il est jeune, une passion pour le sport, le tennis et se découvre aussi une passion pour les uns et pour les autres. Tout cela est évidemment interconnecté. À un moment, cette passion s’émousse et l'un des axes concernant mon personnage a été : ‘qu’est-ce qui le fait avancer ?’. C’est un personnage très extravagant qui n’a rien à faire des conséquences de ses actes ».
Plus soft que « Call me by your name » et « Bones and All »
Entre glamour et univers tennistique, les arcanes de la manipulation et du désir sont au cœur du récit. Pour résumer, « Challengers » est une expérience cinématographique qui s’inscrit dans la lignée de « Call me by your name » ou encore « Bones and All », où des personnages, plutôt jeunes, évoluent avec leurs armes et leurs instincts. On reconnaitra à « Challengers » un caractère plus soft que les précédentes œuvres de Luca Guadagnino, malgré la récurrence des corps dénudés.
Si vous êtes prêts à attraper la fièvre du tennis et découvrir ce curieux triangle amoureux, rendez-vous le 24 avril en salle.