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Grand Corps Malade, son accident lui a appris à ne pas abandonner

© Getty Images

Le poète et slameur, originaire du Blanc-Mesnil a vu sa vie basculer du jour au lendemain. Un accident qui lui a fait voir la vie autrement.

Grand Corps Malade, la dure réalité suite à son accident

Fabien Marsaud se souviendra toute sa vie du 16 juillet 1997. Ce jour-là, le jeune homme est animateur dans une colonie de vacances. En plongeant dans une piscine dont le niveau de l’eau était trop bas, il se déplace les vertèbres et est alors transporté directement à l’hôpital. A partir de ce jour, il restera trois mois dans le coma.

A son réveil, son corps entier est paralysé. Transféré dans un institut spécialisé, Fabien enchaîne les séances de rééducation. Un an plus tard, il retrouve ses facultés et peu à nouveau marcher, mais toujours avec un peu de difficulté. Il finit ses études et est diplômé dans le management sportif. Passionné de sport depuis toujours, il s’épanouie peu à peu dans ce travail.

En 2003, il devient Grand Corps Malade. Un nom dû à sa grande taille et à son passé mouvementé. Sa voix grave ajoute une spécificité à ses textes. Après plusieurs petites scènes où il teste ses talents de slameur, l’artiste sort ses premiers albums, dont «Enfant de la ville» en 2008. Depuis toujours, il s’engage dans des combats qui lui tiennent à cœur.

Grand Corps Malade, un homme de parole

Grand Corps Malade a également créé un atelier d’écriture chez lui. Une fois les textes de ses amis terminés, il en a fait un album afin de mettre en lumière leur écriture. Il a toujours soutenu ceux qui voulaient se lancer et surtout qui croyaient en leurs rêves. A côté du slam, il décide de raconter toute son histoire à travers son livre «Patients» paru en 2012. Dedans, il évoque son quotidien dans son centre de rééducation et aussi les rencontres qu’il a faites là-bas.

Autre point évoqué, le fait de ne jamais abandonner. C’est en persévérant qu’il a atteint son objectif de remarcher un jour. Cinq ans plus tard, le bouquin est adapté au cinéma. Derrière la caméra, toujours Grand Corps Malade. Le film a été un réel succès et est nommé dans plusieurs catégories des Césars. Récemment, il a repris la casquette de réalisateur et a donné un nouveau souffle au cinéma français dans «La vie scolaire».