Gratification
Si vous faites un stage de plus de deux mois et un jour, l’employeur est dans l’obligation de vous payer minimum 3,60€ par heure, soit 554,40€ par mois.
Le stagiaire doit percevoir cette indemnité chaque fin de mois (et non à la fin du stage).
Avantages
Même s’il n’a pas de statut de salarié à proprement parler, le stagiaire doit jouir des mêmes droits que les employés de l’entreprise pendant la durée de sa mission.
Si une entreprise offre certains avantages à ses salariés (déduction des frais de transports ou tickets restaurant, etc.), elle est dans l’obligation d’en faire bénéficier le stagiaire. Tout comme l’accès à un restaurant d’entreprise par exemple.
Congés
Pas de congés prévus pour un stage de moins de 2 mois.
Pour un stage d’une durée supérieure à 2 mois, le stagiaire a la possibilité de prendre des congés ou demander des autorisations d'absence. Mais l’employeur n’est pas tenu de le rémunérer durant ces périodes d’absence.
Cas particuliers : en cas de grossesse, de paternité ou d'adoption, le stagiaire bénéficie des mêmes congés ou autorisations d’absence qu’un salarié.
Temps de travail
Le stagiaire ne peut pas travailler plus de 35 heures par semaine et plus de 10 heures par jour.
La durée hebdomadaire de sa présence effective dans l’entreprise (ou l’organisme) d’accueil ainsi que l’éventualité de sa présence de nuit, le dimanche ou durant les jours fériés, doivent être stipulées dans sa convention de stage.
Cumul
Un stagiaire ne peut pas effectuer un stage de plus de 6 mois dans la même entreprise.
Il doit respecter un délai de carence entre 2 stages (correspondant au 1/3 de la durée du stage précédent)
N’oubliez pas que votre stage s’inscrit dans votre projet professionnel : il s’agit pour vous de tisser votre réseau, de vous imprégner de la vie en entreprise pour en comprendre les rouages et développer vos compétences. Vous êtes là pour apprendre : vous avez des droits certes, mais aussi des devoirs.