Discret mais prolifique, Jean-Jacques Goldman a
réussi sur deux fronts : une brillante carrière solo mais aussi un
nombre impressionnant de collaborations fructueuses.
L'interprète de "Comme toi", "Quand la musique est bonne", s'est également illustré par son implication dans "Les restos du coeur" aux côtés de Coluche .
Les débuts avec Thaï Phong
Jean-Jacques Goldman, qui apprend très tôt le violon et le piano, abandonne ses études de musique classique et joue de la
guitare avec plusieurs groupes.
Pour autant, il continue sa scolarité
et obtient un bac scientifique avec mention et intègre ensuite une
école de commerce à Lille.
Après l'obtention de son diplôme et le service militAIRe, il
retourne à Paris et décide de se lancer vraiment dans une carrière
musicale.
Il intègre alors le groupe Thaï Phong. Un an plus tard,
le quintet est récompensé de ses efforts en signant avec la maison de
disques WEA. Résultat : un premier album et un premier succès grâce au
tube "Sister Jane".
Le groupe se sépare en 79 après deux autres
disques.
L'envol
La carrière de Jean-Jacques Goldman décolle en 1981 avec un 45t,
"Il suffira d'un signe".
Après un opus sans titre et un nouveau 45t
tombé aux oubliettes, il tente en vain une percée hors de France, avec
des titres en langue étrangère.
Le succès va revenir un an plus tard avec un nouvel album, et plus
particulièrement grâce au single "Quand la musique est bonne".
En 83,
nouvelle réussite avec "Comme toi" puis "Au bout de mes rêves".
La
machine Goldman est en marche.
En 1984, il part en tournée. Cette
célébrité ne l'empêche pas de garder un mode de vie discret voire
secret, auprès de son épouse et de ses 3 enfants.
Cette même année sort un 3e album, "Positif" qui contient les singles "Envole-moi"
et "Encore un matin".
1985 sera l'année de "Non homologué", avec le fameux "Je te donne", chanté avec son complice Michael Jones .
Collaborations avec Johnny Hallyday
En 1986, il concocte un
album pour Johnny Hallyday "Gang".
Fin 86, il obtient la Victoire de
la Musique du chanteur de l'année.
Il sort en 87 "Elle a fait un bébé toute seule" puis le Double
album "Entre gris Clair et gris foncé" au contenu assez intimiste.
Il contient "Là-bas", chanté en duo avec une jeune sri lankaise
rencontrée dans le métro, Sirima.
En 88, il entame une tournée
gigantesque en France mais également en Afrique.
Le trio Goldman, Fredericks et Jones
C'est ensuite qu'il va entamer l'aventure en trio, avec Michael
Jones et la choriste Carole Fredericks . Après l'album et la tournée,
ce nouveau succès aura comme aboutissement un album live. Nous sommes
en 92.
En 93, le chanteur continue d'offrir ses services, pour Marc
Lavoine etPatricia Kaas .
Un an plus tard, c'est un nouvel album pour
le trio Fredericks-Goldman-Jones "Rouge".
1995 est l'année de sa première collaboration avec Céline Dion .
"D'eux" confirme le flAIR et l'efficacité du musicien-arrangeur
-parolier. En 97, il co-signe "Aîcha", de Khaled .
Après une nouvelle
collaboration avec Patricia Kaas , Jean-Jacques Goldman reprend avec
brio sa carrière solo en proposant l'album "En passant".
S'en suit
une tournée en 98, ce qui ne l'empêche pas de signer parallèlement la
quasi-totalité des titres du nouvel album de Céline Dion "S'il
suffisait d'aimer".
Un tour "Ensemble"
Les années 2000/2001 sont marquée par le décès de Carole Fredericks, mais aussi par
le mariage du chanteur avec Nathalie, une jeune étudiante de 22 ans.
En
Novembre sort son album, "Chanson pour les pieds".
Ses exigences en
matière de promotion n'arrangent pas ses relations avec la
presse...mais le succès de toute façon demeure.
En 2002, il renoue avec
les concerts des Enfoirés, s'en suit une nouvelle tournée.
En juin 2003,Jean-Jacques Goldman sort le live "Un tour ensemble", et parallèlement, collabore à nouveau avec Céline Dion pour son
nouvel album en français.
Une retraite discrète
Après la sortie de ce dernier album, Jean-Jacques Goldman décide de se retirer du milieu de la chanson pour profiter de sa famille. Il continue néanmoins à organiser le concert annuel des Enfoirés.
Jean-Jacques Goldman continue également d'écrire de temps en temps pour les autres. Il sort ainsi, entre autres, un single avec Patrick Fiori et
Christine Ricol, "Quatre mots sur un piano", et en 2008 une Chanson avec Patrick Fiori , "Merci". Il écrit également Un peu de Blues pour Christophe Maé , titre qui paraît sur l'album live de ce dernier paru en 2011.