Après Clash of Clans et Boom Beach, les millions de groupies attendaient Supercell au tournant. Et le studio a pris tout le monde à revers en changeant de genre, délaissant la stratégie de guerre pour une revisite du Tower Defense en un contre un. Ici, il n'est plus question de jouer dans son coin en améliorant quotidiennement sa base ou ses unités avant d'attaquer un joueur. Dans Clash Royale, on débloque des cartes pour créer un deck avant d'entrer dans l'arène face à l'un des cinq millions de joueurs ayant déjà craqué pour le jeu (il est sorti la semaine dernière...). La règle est simple, vous devez raser les défenses adverses avant la fin du temps imparti, le gagnant repart avec des trophées et un coffre aléatoire.
En amour ou au jeu
Comme tout bon distributeur de loots qui se respecte, Clash Royale libère aléatoirement des cartes communes, rares ou épiques dans les coffres. La qualité du deck peut donc constamment évoluer ou stagner des semaines si la chance ne vous sourit pas. Cocu comme pas deux (chérie, faut qu'on parle), nous avons ainsi récupéré trois cartes épiques en deux jours, ce qui nous a permis de grimper assez rapidement les échelons jusqu'à la seconde arène pour affronter des decks particulièrement agressifs et débloquer des cartes inédites. Car à chaque arène, le jeu libère de nouvelles possibilités tactiques.
Free to wait
La gratuité de Clash Royale est à double tranchant. Car Supercell ne limite pas vos nombres de parties mais vous ne pouvez cumuler que quatre coffres simultanément. Tant que vous n'avez pas ouvert le premier, vous n'en débloquez pas d'autres. Et puisque le temps d'attente pour son ouverture dépend de la qualité du coffre, cela peut prendre du temps ! Quelle importance ? Si vous n'ouvrez aucun coffre, vous ne débloquez aucune carte et n'améliorez pas votre deck. Vous risquez donc de changer de palier sans avoir les cartes nécessaires pour vous confronter aux arènes supérieures. La solution est donc d'acheter des gemmes pour ouvrir instantanément les coffres... ou d'attendre bien sagement. On vous invite d'ailleurs à rejoindre rapidement un clan pour gagner cent gemmes vertes. C'est toujours bon à prendre pour débuter.
L'engrenage
Sachez-le, Clash Royale est une pourriture ! Comme Hearthstone et tous ces petits jeux chronophages qui se lancent en deux secondes et grignotent votre temps de jeu jusqu'au terrible constat : vous ne jouez plus qu'à ça. La curiosité des débuts laisse place à ce besoin inexplicable de débloquer des coffres, de nouvelles cartes, de créer des decks imparables ou d'observer les meilleurs joueurs sur TV Royale, le mode qui retransmet des matchs toute la journée. Quotidiennement, on vérifie les trois cartes mis en vente pour ne louper aucune opportunité (elles s'achètent contre de l'or, la monnaie remportée en jeu). Et on cumule les cartes en double pour améliorer leurs statistiques et son niveau de joueur. Alors on préfère vous prévenir, vous devez télécharger Clash Royale car votre smartphone le mérite, mais lancez-le à vos risques et périls.