Le succès aussi colossal qu’inattendu du film japonais "Godzilla Minus One", fin d’année 2023, vient de convaincre le studio Toho International de lancer la production d’un nouveau long métrage consacré au roi des monstres. Le réalisateur Takashi Yamazaki, également scénariste et concepteur des effets visuels, sera de la partie pour le plus grand bonheur des fans.
Pour le moment, aucun détail concernant l’intrigue ou le casting n’a été dévoilé, le projet se trouvant dans les toutes premières étapes de sa production. Cependant, la fin de "Godzilla Minus One" laissait déjà entrevoir quelques indices. Attention, risques de spoils !
Tout d’abord, Godzilla commence à se régénérer sous la mer. On entend d’ailleurs le cri assourdissant de la créature à la fin des crédits. Ensuite, Noriko, qui a survécu contre toute attente à l’attaque dévastatrice du lézard sur la ville de Ginza, semble étrangement connectée à elle par une marque noire sur son cou. Reste maintenant à savoir si ces éléments seront réutilisés ou si le réalisateur se permettra de partir dans une autre direction.
Le meilleur Godzilla ?
Cette adaptation de la franchise mettant en scène le lézard géant s’est imposée comme le phénomène cinématographique de l’année 2024, au point de devenir le troisième film étranger le plus rentable de l'histoire au box-office américain, remportant au passage l’Oscar des meilleurs effets visuels.
Pour se rendre compte de l'ampleur du phénomène : avec 15 millions de dollars, un budget relativement faible par rapport aux blockbusters hollywodiens, "Godzilla Minus One" a généré 116 millions de dollars dans le monde. 70 ans après la sortie du premier "Godzilla", il s’agit de l’opus de la franchise le plus rentable de tous les temps pour le studio Toho,.
A titre de comparaison, les films américains "Godzilla II : Roi des Monstres" (Michael Dougherty, 2019) et "Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire" (Adam Wingard, 2024) ont coûté respectivement 170 et 135 millions de dollars pour des recettes certes très conséquentes mais proportionnellement moins élevées que celles de "Minus One" par rapport au coût de production du film. S'ajoute à cela une diffusion des blockbusters américains sans commune mesure avec celle, beaucoup plus confidentielle, de la création du studio japonais.