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Prodigy c'est prodigieux

"Are you ready for the War ?" "We Want Some Fire !" Après 10 ans d'absence, Prodigy s'offre un retour discographique et scénique des plus fracassants. Le Invaders Must Die Tour a retourné un Zénith parisien gonflé à bloc.

Vicarious Bliss, un DJ canadien de la Ed Banger Team, débute la soirée à 19 h 30 pétante. Déjà la fosse se remplit sans peine. Le duo anglais South Central prend le relais avec un live mash up. L'auditoire est réceptif à ses samples des Beasties Boys, de Rage Against the Machine ou de Justice.

Au bout d'une heure Vicarious Bliss reprend les manettes. La pression monte avec un remix de Stress (toujours de Justice) qui promet déjà un bon gros pogo dès l'entrée de Prodigy.


Prodigy envahit la scène

21 h 30, la fosse est pleine à craquer, les gradins sont noirs de monde. Personne n'est assis, tout le monde est sur le pied de guerre. Des yeux d'alien rouge clignotent, les lumières fusent, Ils arrivent enfin... et balancent une intro à la Invaders Must Die. Dans la fosse il fait 50 degrés et ça joue des coudes de tous les côtés. Quand retentit Worlds on Fire, on frôle l'émeute.


Le dancefloor est en transe

Après cette intro version 2009, ils enchaînent avec Their Low, un morceau de 1994 (ce ne sera pas le plus vieux) extrait du démentiel deuxième album du groupe Music for the Jilted Generation. Après trois morceaux seulement, il y a déjà des personnes qui se jettent dans la foule, notamment sur l'indémodable Breathe.

Et ce n'est pas pour déplaire à Maxim Reality et Keith Flint, les deux lead vocaux charismatiques et bondissants.

Derrière ses consoles et claviers, Liam Howlett, la tête pensante, envoie la sauce aux côtés d'un batteur qui tape comme un malade sur ces fûts (fait-il la tournée entière ?) et d'un guitariste qui assure tout autant les riffs bien gras. Une fusion machines-instruments imparable pour le corps.

Sur des lumières stroboscopiques non stop, Prodigy aligne les tubes des plus actuels, Omen , Invaders Must Die aux plus vieux, le très attendu Smack My Bitch Up ou encore Voodoo People et même Out of Space, un morceau de 1992 qui clôt la prestation au bout d'une 1 h 20.
Comme quoi quand un titre est bon, même 15 ans après, cela fait toujours son effet. C'était court mais intense.

Cet excellent groupe de scène, qui ne devait passer en France que pour une seule date, vient d'être confirmé aux Eurockéennes de Belfort et aux Arènes de Nîmes en juillet prochain.