Alors que tous les groupes pop-rock s'engouffrent dans la vague rock électro, les Tueurs suivent leur propre voie en ajoutant au pop-rock névrotique de "You Had a Boyfriend" ou "Mr Brightside", des sonorités cuivre, des rythmes reggae et des accents 80's surprenants.
"Nous avions envie de faire quelque chose que nous n'avions jamais fait avant, nous avions envie de nous pousser nous-mêmes encore plus loin".
Avec plus de 11 millions d'albums vendus dans le monde, ils ont accédé au rang de star internationale de façon fulgurante. Ils ont pris la grosse tête diront certains. Il n'en est rien, les Tueurs n'ont rien d'arrogant, contrairement aux rumeurs...
"Nous étions en enregistrement l'an passé et à la fin, Brandon a dit sous le coup de l'excitation et de l'euphorie musicale : c'est le meilleur album de ces 20 dernières années !, et un journaliste de Rolling Stones en a fait un article caricaturant le groupe de prétentieux...", explique Ronnie.
Et ce n'est pas ce dernier opus résolument ambitieux et travaillé qui nous fera penser que les musiciens se reposent sur leurs lauriers. "Nous venons de milieux modestes et travailleurs, nous sommes chanceux d'avoir un tel succès", livre Ronnie. Réunis par leur passion pour le rock depuis seulement 4 ans, la bande de Las Vegas suit sa propre voie et nous emmène dans son univers.
Entre douceur, spot de stades et atmosphère fantastique, "la sphère qui tue" s'agrandit sur cet album. Les hymnes fédérateurs rapprochent le groupe de ses idoles, Kings of Leon ou Coldplay.
La brise mystérieuse et magique s'empare de quelques titres, en écho aux films de Tim Burton, comme "Big Fish", le préféré du batteur. Un brin de folie en clin d'oeil à Tom Petty and the Heartbreakers, un des groupe favoris de Ronnie, se déverse avec parcimonie...
Plus rock'n'roll qu'on ne le pense, les Killers poursuivent leur chemin, parsemé de tubes et de singles. Le prochain serait, aux dernières nouvelles le titre "Spaceman". Les Killers n'auraient-ils déjà pas assez de succès sur cette terre ? A moins qu'ils ne cherchent d'où leur vient la grâce...