C'est allongé sur une scène mouvante prolongée par un écran géant d'où jaillirent des flammes et autres effets organiques que Kanye West débute le show. Une voix féminine et robotique l'introduit. En fond on devine le son daftpunkien de "Stronger" et c'est parti pour un gros, très gros concert à l'américaine.
Au milieu du live, il se fera même attaquer par un Godzilla, qui l'avalera. Un passage très kitsch, mais ce fut mémorable de le voir se débattre dans la gueule de cette marionnette tout droit sortie de Jurassic Park !
Petite déception cependant : aucun guest pour la France. Même Estelle n'a pas pris l'Eurostar pour venir chanter "American Boy", que Kanye a fait en version light à la fin du show. On aurait aimé voir les Daft Punk se pointer pour le tubulesque "Stronger", mais non ! La star, indubitablement, c'était Kanye West très influencé ces derniers temps par la culture cyber.
Il en a profité aussi pour dévoiler un peu l'univers très surprenant de son quatrième album, "808s & Heartbreak", dominé par l'auto-tuner, qui sort lundi 24 novembre. Notamment "Welcome to Heartbreak" et ses percussions dévastatrices ou encore le premier single "Heartless".
Au bout de deux heures, les lumières se rallument, tout le monde rentre chez soi. Pas de rappel : un peu brut comme départ...
En première partie, les Roots n'ont pas démérité. Une bonne mise en jambes grâce à leur groove imparable. Et puis ce n'est pas tous les jours qu'un groupe de hip-hop privilégie l'acoustique aux machines !