Des Midlands à la chambre-studio, un producteur autodidacte
Né en 1996, Aaron Hibell grandit dans un petit village des Midlands, loin des clubs et des grandes villes. La musique arrive très tôt dans son quotidien, notamment à travers les bandes originales de films et la musique classique qu’il écoute en boucle. Ces références marquent son oreille et son rapport au son. Adolescent, il s’installe devant son ordinateur et commence à composer seul. Il apprend en expérimentant, passe des heures à construire des atmosphères, à empiler des accords, à chercher des tensions plus que des formats. Les premières productions prennent forme dans sa chambre. Engagé dans des études universitaires, il choisit finalement de s’en détourner pour se consacrer pleinement à la production. Il publie ses premiers morceaux et mixtapes sur SoundCloud.
"Monastery of Sound" : première série de mixtapes d’Aaron Hibell
En 2021, Aaron Hibell publie "Monastery of Sound", une première mixtape qui sert de point de départ à sa carrière. Le projet rassemble onze morceaux et donne le ton : des structures électroniques étirées et des arrangements orchestraux très présents. La mixtape inclut notamment "Clint Eastwood", premier titre original à circuler, ainsi que des relectures de morceaux pop récents. Diffusé principalement en ligne, "Monastery of Sound" trouve rapidement son public. Les edits et remixes intégrés au projet contribuent à sa visibilité sur les plateformes et les réseaux. Il faut dire que son approche très cinématographique intrigue. Le format mixtape lui permet d’expérimenter librement, sans contrainte de durée ni de format radio. Dans la continuité, il publie "Monastery of Sound (Vol. II)" en 2022. Ce second volet prolonge les intentions du premier, avec des morceaux plus denses et des transitions encore plus travaillées.
2023 : du grand écran aux formats courts
En 2023, Aaron Hibell franchit une nouvelle étape en participant à la bande originale du film "Tetris". Il y signe "Benevolence", un morceau original intégré au projet et porté par le compositeur Lorne Balfe. Cette collaboration l’amène à travailler dans un cadre cinématographique proche des références qui nourrissent sa musique depuis ses débuts. Dans le même temps, il publie l’EP "Twilight Zone" sur son label "All Time High". Les productions jouent sur les contrastes entre rythmiques de club et textures orchestrales, sans chercher l’efficacité. Cette année est aussi marquée par la diffusion de plusieurs relectures très commentées, dont son travail autour de "Destroyer of Worlds", issu de la bande originale d’"Oppenheimer".
2024 : "Astral Projection", viralité et collaborations à grande échelle
En 2024, Aaron Hibell publie l’EP "Astral Projection", suite directe à ses travaux précédents. La sortie est accompagnée du single "Levitation", rapidement suivi d’une version enrichie du disque. Les morceaux développent des formats plus ouverts, avec des progressions longues et une place accrue laissée aux textures et aux mélodies. Le titre "I Feel Lost", bien que non exploité comme single, attire l’attention. La même année, son remix de "CHIHIRO" de Billie Eilish connaît une diffusion massive sur les réseaux sociaux. Relayé à grande échelle, le morceau cumule des millions de vues sans faire l’objet d’une sortie officielle. Aaron Hibell explique ce choix publiquement, tout en laissant le titre circuler librement sur SoundCloud, où il devient l’un de ses travaux les plus écoutés.
En parallèle, il multiplie les collaborations et les sorties. Il publie "Morning Light" via Astralwerks, s’associe au DJ Alex Wann sur "Set Me Free", l’un des titres les plus joués à l’Amsterdam Dance Event 2024, et participe à "Veni Vidi Vici" sur l’album Spiritual Driveby de Sara Landry. Il compose également la musique de l’aftermovie officiel de l’Ultra Music Festival 2024.
Un premier album en ligne de mire pour Aaron Hibell et une production sans relâche
Aaron Hibell partage son temps entre ses nouvelles productions, ses collaborations et ses relectures de morceau. En parallèle, il prépare un premier album studio, "Synchronicity" pour mars 2026. Le projet s’inscrit dans la continuité de ses EP et mixtapes. Ses morceaux continuent de circuler aussi bien en club que sur les scènes de festivals internationaux. Plusieurs artistes majeurs de la scène électronique intègrent d’ailleurs ses titres à leurs sets. Dans le même temps, il reste actif sur les plateformes et partage régulièrement des versions alternatives et des travaux en cours.