L’étude a débuté en 1938
724 hommes ont été suivis à la loupe, interrogés tous les 2 ans, à chaque étape de leurs vies, leurs résultats médicaux analysés, leurs proches interviewés… 724 hommes de 19 ans, issus de 2 groupes bien distincts :
- Des étudiants en 2e année de l’université de Harvard
- Un autre groupe, issu de familles défavorisées de Boston.
Certains sont devenus docteurs, d’autres ouvriers. Certains alcooliques, d’autres politiques. Certains ont gravi les échelons de l’échelle sociale, d’autres l’ont dégringolée. 2 groupes, tellement de données recueillies et toujours la même réponse…
« Les bonnes relations nous rendent plus heureux et en meilleure santé »
C’est ce qu’explique le psychiatre Robert Waldinger, désormais en charge de ce programme universitaire. Il distingue ainsi 3 enseignements majeurs sur l’importance des relations :
- Les connexions sociales sont bénéfiques et la solitude tue
- C’est la qualité des relations proches qui compte : le conflit est mauvais
- Les bonnes relations ne protègent pas seulement notre corps, mais aussi notre cerveau
Une sagesse vieille comme le monde
Alors pourquoi ne pas l’appliquer au monde de l’entreprise ? Le chercheur poursuit : « Les gens de notre étude sur 75 ans qui étaient les plus heureux dans leur retraite étaient ceux qui ont activement travaillé à remplacer les collègues de travail par de nouveaux amis ».
Cette importance octroyée aux belles relations, appliquée à l’entreprise, devient un enjeu sociétal.
Une dure labeur, pas facile, pas rapide, même pas sexy. Et pourtant, la promesse est de taille.
Alors célébrité et richesse… ou famille, amis et communauté ?
Aujourd’hui si on interroge la fameuse génération Y sur le but de la vie, les jeunes adultes répondent à 80% qu’ils veulent devenir riches, et à 50% qu’ils veulent devenir célèbres. Mais si les belles relations étaient davantage valorisées, elle serait pas plus belle la vie ?