Perfect timing, mode d’emploi
Il y a plusieurs moments où vous pouvez tenter une approche. A vous de sentir lorsqu’il est opportun.
- Si votre poste évolue
On vient de vous confier de nouvelles responsabilités, c’est l’occasion d’ajuster votre rémunération. Mettez cet argument en avant, avant de signer le nouveau contrat.
- Si vous décrochez une opportunité ailleurs
Il n’est pas question de chantage ici. Vous aimez votre job mais le fait de savoir qu’on vous offre de meilleures perspectives ailleurs vous poussent à vous interroger : vous devez penser à votre carrière. Qui n’avance pas recule… à méditer.
- Si vous êtes en entretien annuel d’évaluation
C’est l’occasion de faire un point sur votre travail, les projets à venir, vos attentes et celles de votre employeur. Un moment d’échange qui peut être propice à la négociation. Soyez vigilant : il ne doit pas affecter votre évaluation mais témoigner de votre envie de progresser.
- Si la santé de l’entreprise le permet
Il est évident qu’en période de plan social on évite de demander de l’argent… un peu de bon sens.
- Si vous avez accompli une belle performance
Vous venez de boucler avec succès un projet de longue haleine, votre boss est ravi. Prenez la balle au vol et parlez-lui évolution de carrière.
- Si votre manager est dispo
Votre chef est sous l’eau et à fleur de peau ? Faites vite demi-tour vers votre bureau et attendez quelques semaines pour revenir à l’attaque : il sera mieux disposé à vous écouter.
- Si vous n’avez pas été augmenté depuis longtemps
En restant dans votre coin, peu de chances qu’on vous propose une augmentation : vous avez toute légitimité à demander une évolution de salaire.
Préparer son entretien en 5 étapes
1. S’adresser au bon interlocuteur
Renseignez-vous en amont pour prendre rendez-vous avec la bonne personne.
2. Posture : adopter le bon état d’esprit
Evitez le faux-pas. Soyez déterminé mais pas trop insistant. Vous êtes légitime dans votre démarche : montrez que vous avez de la valeur pour l’entreprise et que vous appréciez votre job.
3. Préparez votre discours
Votre exposé doit être structuré : vos souhaits, les motifs qui animent votre démarche, les raisons qui justifient votre demande : résultats quantitatifs (chiffres) et qualitatifs (dynamique de travail, rôle dans l’équipe, etc.)
4. Définir un montant
Vous devez avoir une fourchette dans la tête. Soyez pragmatique, tout dépend du contexte, mais en moyenne une augmentation doit se situer entre 2 et 5%.
5. Pour conclure l’entretien
En cas de refus, surtout ne vous vexez pas, restez professionnel et essayez d’en comprendre la raison. Vous aurez ainsi toutes les cartes en main pour tenter votre chance une autre fois.
Et si l’augmentation est accordée : un merci s’impose… Champagne ?