L’humour au travail : nouveau baromètre de performance de l’entreprise
Dans leur ouvrage Petit Traité de l’humour au travail, David Autissier et Elodie Arnéguy expliquent que nous passons chaque année en moyenne 210 jours au travail, soit les deux tiers de notre temps actif.
Mieux vaut en rire qu’en pleurer pour 3 raisons :
- L’humour dope vos performances : rire au travail vous rend plus ouvert sur les autres, plus coopératif et doté d’un meilleur esprit d’équipe. Le rire booste même votre énergie et votre capacité de concentration.
- Rire pour prendre de la hauteur : aborder une situation avec humour c’est prendre du recul, explorer de nouvelles structure de pensée et développer son ingéniosité.
- L’humour stimule productivité, compréhension et capacité de persuasion : selon les conclusions d’une enquête réalisée auprès de chefs d’entreprises américains («You Can’t Be Serious! Putting Humor to Work», Michael Kerr) :
- 97% des directeurs d’entreprise affirment que l’humour était utile dans le business.
- 60% que le sens de l’humour reste déterminant dans la capacité d’un individu à conclure des affaires.
Le business du LoL management
Une nouvelle forme de leadership voit le jour. Les managers découvrent la puissance du rire pour doper le moral des équipes… et ça vaut de l’or !
Interviewée dans le magazine Elle (1), Emmanuelle Duez (spécialiste des comportements des jeunes générations et fondatrice de The Boson Project) explique « Les vieux codes sont caducs. On rêve de travailler et de consommer en s’amusant. On assiste à l’avènement du ludisme à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise ».
Il faut dire que la génération Y (les moins de 30 ans) et la génération Z (les moins de 20 ans) se jouent des codes et n’adhèrent pas aux anciens modèles hiérarchisés et pyramidaux. De nombreuses marques l’ont compris :
Certaines entreprises l’érigent même en arme de recrutement :
Avec le « fun washing », gare au bashing
Beaucoup de start-ups mais aussi d’entreprises ont souhaité surfer sur la vague de l’humour comme un nouveau levier de business. A l’image de l’enseigne Bagelstein avec la rubrique recrutement de son site :
Ou l’agence Havas au Portugal en quête de la « perle-rare » de stagiaire façon emojis :
Le hic, c’est qu’à force d’utiliser l’humour pour ses vertus affinitaires et communicatives (pour faire le buzz quoi), on frôle l’effet de mode. Et la blague devient une nouvelle forme de conformisme.
Surtout que tout le monde n’est pas d’humour à plaisanter : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » Pierre Desproges.
(1) Connaissez-vous le LOL management ?, septembre 2016