Raphaël explorateur de sons
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"Je sais que la terre est plate", le 4e album du prince de la folk française, est l'une des sorties très attendues cette année
"Je sais que la terre est plate", le 4e album du prince de la folk française, est l'une des sorties très attendues cette année. Après avoir emballé les foules avec "Caravane", raflé trois Victoires de la musique, un NRJ Music Award et vendu 1 800 000 exemplaires de cet album, ce n'était pas évident pour Raphaël de ne pas refaire la même chose. Après l'écoute en avant-première des 11 nouveaux titres produit par Renaud Letang (Manu Chao, Feist) et Tony Visconti (David Bowie, Rita Mitsouko), aucune déception. Le songwriter a su se renouveler, flirtant ici et là avec des sonorités asiatiques ("Transsiberien", le dernier morceau entièrement intrumental), des rythmes chaloupés ("Adieu Haït", étonnant duo avec Toots Hibbert, chanteur et fondateur du groupe Toots and the Maytals), des musiques tsiganes (le single "le Vent de l'hiver, valse balkanique). Les arrangements et mélodies sont entêtantes comme sur "Petit train" ou "6e étage". Il faut dire que Raphaël s'est entouré de musiciens chevronnés, dont Robert Aaron aux claviers et aux cuivres (WyClef Jean), Tony Allen à la baterie (Fela Kuti, Damon Albarn), Carlos Alomar à la guitare (David Bowie, James Brown), Gail Ann Dorsey à la basse (Gwen Stefani) et Mino Cinelu aux percussions (Miles Davis). Les textes, à l'exception de "Concordia" et "la Jonque", sont le fruit de l'imaginaire poétique et rêveur du chanteur. Trop à l'étroit dans sa "Caravane", Raphaël revient avec un opus sans frontière.