The Hacker : Je fais la musique chez moi et comme j'habite Grenoble, c'est géographique, ce qui explique que pendant que je faisais les morceaux, j'appelais Caro et ça lui donnait une idée de ce que j'étais en train de faire. Si elle trouvait ça cool, je lui envoyait le morceau structuré, presque fini.
Miss Kittin : J'enregistrais les voix chez moi, je faisais l'édit (par exemple si on pense que l'intro est trop longue, je coupais le début) et le mix final.
On a vraiment réussi à travers nos expériences solo à techniquement se partager vraiment la tâche ce qui nous laisse tout le loisir de travailler sur les parties qu'on veut sans avoir la pression de l'autre à côté ou l'ennuyer... Et on se connaît tellement bien de toute façon que ça le fait. La distance n'est pas obstacle pour nous.
L'album est-il plus dark ?
Ça dépend de la sensibilité. Il y en a qui disent qu'il est plus pop et lumineux parce que le son a plus d'ampleur. C'est plus profond car on a pu aller loin et on maitrise mieux ce que l'on fait.
Certaines personnes ont l'impression que c'est plus dark parce que les thèmes abordés sont moins rigolos que sur le premier mais ce n'est pas dark (on a rien contre, on aime beaucoup). Le premier album par comparaison était plus léger et ironique.
La tournée ?
Ce sera plus élaboré qu'à l'époque, on n'aura pas de mal en même temps (rire). On ne veut pas faire un son et lumière, on n'est pas Jean-Michel Jarre. On veut rester dans la tradition intimiste des duos électro. Les lumières viennent alimenter l'émotion. C'est nous qui portons le show et pas le reste autour.