Janvier 2014, le quotidien Le Parisien titre « Patron à 16 ans ». Juillet 2016 le magazine Les Inrocks publie « Même pas 18 ans, déjà patrons » Mais qui sont ces chefs d’entreprise précoces à la Une des journaux ?
5 portraits croisés façon success stories
Au regard de ces différents articles, nous vous avons dressé 5 profils types :
- Intello hyperactif
Quand Guillaume Benech a 12 ans, il est déjà chroniqueur pour le Journal de Mickey. Il crée ensuite L’Petit Mardi (lpetitmardi.fr) avec une copine. Il s’agit d’un magazine numérique gratuit dédié à la culture. L’équipe de rédaction est composée d’ados âgés de 12 à 17 ans. 4 ans plus tard, L’Petit mardi devient un magazine bimestriel – tiré aujourd’hui à 15000 exemplaires – mais aussi une maison d’édition. Son chiffre d’affaires annuel ? 60 000€. Guillaume Benech s’apprête justement à publier un 3e roman, ça tombe bien…
- Geek de génie
Philippine Dolbeau est en classe de seconde quand elle invente un dispositif pour améliorer l’appel en classe, fondé sur un ingénieux système de porte-clés connectés. Son appli remporte les Hype Awards. Elle crée alors sa start-up nommée New School, avec son papa comme associé (faut dire que lui est majeur...). Aujourd’hui Philippine a 17 ans, vient de lever 60 000€ sur KissKissBankBank, elle est en terminale, cumule les contrats et sera membre de la délégation française au G20 des entrepreneurs.
- Petit joueur du gaming
A 16 ans, Adrien Sergent lance Digital Wave Studio, son studio de développement de jeux vidéo. Il a participé à la création d'une dizaine de jeux vidéo et s'implique activement pour la défense de l'esprit d'entrepreneuriat en France, en tant que membre actif de la Fédération des Auto-Entrepreneurs. Dans les Inrocks il explique « Sans le Web, jamais je n’aurais pu me lancer à 16 ans, il aurait fallu que j’intègre une école ou que je travaille déjà dans le milieu ».
- Fan de drôles de petites bêtes, la tête dans les étoiles
Marie Burlot développe à 11 ans ses premiers programmes informatiques. A 16 ans elle monte son entreprise d’accessoires pour furets et animaux domestiques ferretdream.com (Tréguidel). Les articles (coussins, hamacs…) sont fabriqués par les travailleurs handicapés de sa région (Côtes d’Armor). Sur sa page LinkedIn elle raconte : « Aujourd'hui je poursuis ma route vers de nouvelles aventures et j'espère bien un jour décrocher la lune ! ».
- Artisan High Tech
Florian Muszumanski a 16 ans et son brevet en poche quand il décide d’arrêter ses études pour lancer sa propre entreprise de maintenance informatique nommé Datek. Interviewé par France Bleu en février 2016, il explique "Mon père avait une boulangerie, je me suis dit que je voulais moi aussi avoir mon entreprise, mais dans l'informatique, c'est fait ! " Il a financé son projet grâce au soutien d’un garage de la région, mais aussi de sa grand-mère, et a déniché son associé sur… LeBonCoin. Ça ne s’invente pas !
Les leviers de leurs succès ? L’avènement du web !
A la lecture de ces différents profils, ces réussites reposent sur 5 piliers :
- Un désir d’indépendance et le goût d’entreprendre : la jeunesse n’est pas un handicap mais un atout ! Les « digital natives » prennent le pouvoir.
- L’évolution des mentalités : de nouveaux métiers voient le jour (créateur de jeux vidéos, d’appli mobile, etc.), l’innovation est devenu un enjeu économique, et de nombreuses mesures visent à favoriser la création d’entreprise (1)
- Possibilité de grandir : avec le web un jeune peut se former. Dénicher les compétences qui lui manquent (un associé sur LeBonCoin) et parfaire ses connaissances (via un tuto pour s’approprier de nouveaux outils par exemple).
- L’entrepreneuriat s’est démocratisé : pas besoin d’être pistonné pour se bâtir un réseau, c’est la porte ouverte à la débrouille… et pas besoin de permission ! Surtout que grâce au statut d’auto-entrepreneur, un jeune peut se lancer sans capital.
- Envie de jouer ! Les digital natives se lancent d’abord pour le côté ludique de l’aventure. C’est seulement quand ils comprennent que leur passion peut devenir rentable qu’ils osent l’entrepreneuriat.
En 2016, pour 52% des jeunes le choix de carrière le plus intéressant consiste à monter son entreprise, travailler à son compte, et être son propre patron. Mark Zuckerberg avait 19 ans lorsqu’il a créé Facebook. Pourquoi pas vous ?!
(1) entreprendre-pour-apprendre.fr