La préoccupation des slashers, ces trentenaires qui cumulent plusieurs métiers ? Faire ce qui les passionne. Et peu importe si leurs différentes professions ne sont pas forcément bien rémunérées. Tour d’horizon d’un phénomène qui se répand de plus en plus.
Vivre de sa passion… ou presque
Jusqu’à maintenant, le mode de vie « idéal » était de trouver un métier stable, même s’il ne passionnait pas forcément celui qui l’exerçait, pour vivre confortablement. Désormais, la donne a changé : les « slashers » sont un nouveau type d’actifs. Moyenne d’âge : entre 25 et 35 ans. Ambition : vivre de leurs passions. Les slashers cumulent deux à trois métiers différents : vendeuse en magasin le jour et maquilleuse de théâtre le soir, professeur de mathématiques en semaine, et de boxe le week-end, employé de startup à mi-temps et directrice de vente en ligne le reste de la semaine… Les exemples sont nombreux.
Pour la majorité de ces « slashers », cumuler les activités leur permet de gagner en organisation et en autonomie. Mais surtout, d’exercer au moins une, sinon plus, profession qui les passionne vraiment. Pour certains, le « slashing » permet de réaliser leur rêve d’artiste. Ils exercent un métier qui leur assure un revenu stable, en plus d’être rémunérés en tant que guitariste ou comédien. Fini le mythe des années galère ou de l’artiste maudit : désormais, le pragmatisme l’emporte. En attendant d’abandonner leur(s) autre(s) métier(s) pour celui qu’ils préfèrent, les « slashers » jonglent entre plusieurs professions. Organisés, multitâches et prêts à sacrifier du temps libre pour ce qu’ils aiment : voilà le profil d’une partie des nouveaux actifs du XXIème siècle.
Choisir de ne pas choisir
Quel métier choisir, trouver sa voie… Telles sont les grandes questions que se posent chaque jeune diplômé. Les « slashers », eux, ont décidé de ne pas choisir, et de cumuler plusieurs métiers qu’ils aimaient pour vivre. Aujourd’hui, le statut d’auto entrepreneur permet de faire de sa passion une profession, ou du moins d’en tirer quelques revenus. N’oublions pas les logiciels et les formations gratuites qui permettent de se former seul à certains métiers du web. Sans surprise, les contrats à mi-temps sont aussi prisés ces « slashers », car ils leur laissent de l’espace pour se consacrer à leurs autres métiers. Et en choisissant ses horaires !
Les « slashers » ne sont pas enclins à se fixer. Quand les actifs exerçant un seul métier envisagent la reconversion professionnelle comme un long processus, les « slashers », eux, peuvent changer de profession quand ils le souhaitent. Cette volonté de ne pas se stabiliser est commune à toute cette nouvelle mouvance. Mot d’ordre : puisqu’il n’y a qu’une seule vie, autant en avoir plusieurs… Selon certains sociologues, cette envie de tout faire traduit une volonté de reculer le passage à l’âge adulte. Jusqu’à ce que les « slashers » ne choisissent plus qu’un métier ?
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