Si l’on s’en tient à la définition basique donnée par Wikipédia, la culture d’entreprise est « l’ensemble des éléments particuliers qui expliquent les bases du fonctionnement d’une organisation (entreprise privée, publique) ». Pour être plus clair, la culture d’entreprise, c’est tout ce qui définit l’identité d’une entreprise, son fonctionnement et… qui influe directement sur l’ambiance qui règne dans ses bureaux. Travis Kalanick a été remercié notamment en raison des scandales qui gangrenaient Uber : la discrimination et le sexisme y étaient monnaie courante, tout comme un esprit de compétition axé sur la performance individuelle, selon le site Usine Digitale.
Ces aspects participaient à la culture d’entreprise d’Uber. On sait qu’un cabinet d’avocats, Covington & Burling, a mené une enquête de plusieurs mois afin d’établir un dossier sur la culture d’entreprise de cette startup. Les résultats n’ont donc pas été flatteurs, et l’entreprise est en train de réformer son mode de fonctionnement, après avoir renvoyé plusieurs de ses hauts dirigeants.
La culture d’entreprise, en théorie
L’histoire récente d’Uber permet en tout cas de dégager quelques aspects importants de la culture d’entreprise :
- Les méthodes de travail (ici, on a un esprit de compétition mal placé)
- Les valeurs de l’entreprise (qui devraient logiquement inclure la convivialité et l’égalité…)
- Des habitudes socio-culturelles (on a souvent dit que le mode de fonctionnement d’Uber s’inspirait des fraternités des universités américaines)
A cela peuvent s’ajouter d’autres choses, comme l’histoire de l’entreprise (le « mythe » de sa fondation par son CEO lorsqu’il était seul avec son ordinateur, par exemple), le dress code, les rituels d’entreprise, le management, l’éthique, la tolérance, etc. C’est un ensemble d’éléments qui définissent une mentalité, une atmosphère, et qui sera déterminant pour la réputation de l’entreprise, son rayonnement, et le fait que ses salariés s’y sentent bien.
La culture d’entreprise est créée en grande partie par les dirigeants d’une entreprise et les chefs de pôle, le tout formant un ensemble cohérent. Elle peut se créer naturellement au début, même si certaines entreprises font parfois appel à des experts afin de consolider leur culture d’entreprise et lui donner un aspect plus formel, faire en sorte qu’elle devienne une des composantes de leur marque. Une expertise est parfois nécessaire dans les cas où la culture d’entreprise devient toxique, comme dans le cas d’Uber, qui a eu recours à un cabinet pour obtenir des conseils sur la marche à suivre pour redresser la situation.
La culture d’entreprise, une notion à remettre en question
Uber n’est pas la seule entreprise connue pour sa culture d’entreprise néfaste. Amazon est également ternie par la façon dont elle traite ses employés, pour citer un autre exemple connu. Certaines cultures d’entreprises ont donc leurs écueils et leurs limites, c’est pourquoi il est nécessaire de les remettre régulièrement en question !
Pour progresser et évoluer, une entreprise doit en effet être ouverte à l’extérieur, aux évolutions et aux opportunités. Si une société est trop centrée sur elle-même, elle risque de manquer certaines occasions. Une logique de culture d’entreprise peut également atteindre ses limites au bout d’un certain temps, c’est pourquoi il faut régulièrement la repenser, comprendre ce qui marche ou non au sein des équipes. Prendre la température, en somme, afin de savoir si l’entreprise fonctionne toujours sur des bases saines.
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