Chez NRJ GAMES, nous adorons le monde ouvert. Qu'il soit vide mais habilement pensé (Mad Max), à l'architecture bluffante (Assassin's Creed Syndicate) ou ultra vivant (GTA V), le monde ouvert laisse libre cours à l'exploration. Mais il y a des éléments qui reviennent souvent, dispensables, et que l'on espère ne plus voir dans les productions à venir en 2016. Nous avons pour cela retourné tous les derniers jeux du genre pour vous dresser ces cinq points essentiels. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à nous les partager sur Twitter ou Facebook !
1/ Un scénario discret
On a pu le constater avec Metal Gear Solid V, même une série experte en mise en scène et scénarios alambiqués peut se planter en changeant de formule. La team Kojima a réussi un jeu brillant mais perd sa narration. Les cinématiques sont maladroitement éparpillées, l'histoire se construit à travers des dizaines et des dizaines de cassettes audio que tout le monde n'a pas forcément envie d'écouter... et il n'y a pas de fin ! Mais il n'est pas le seul, The Witcher 3 a aussi du mal à garder son rythme tout au long de sa quête principale, ce qui n'était pas le cas du deuxième chapitre.
Car la difficulté du monde ouvert, c'est aussi de conserver un rythme scénaristique, tout en gardant en tête que le joueur peut s'échapper trente heures sur du contenu annexe. Certains s'en sortent brillamment, c'est le cas de Rockstar et son Grand Theft Auto V, d'autres manquent encore d'expérience.
2/ Le gonflage artificiel
C'est typique du monde ouvert, ce besoin d'éparpiller huit cent objets dans le décor pour gonfler inutilement la durée de vie. Et Ubisoft, grand spécialiste du monde ouvert, est passé maître dans ce domaine. Assassin's Creed, Watch Dogs, Far Cry, tous ces jeux disséminent des objets que personne n'a envie de chercher... tout du moins pas autant. En 2016, préférez une construction annexe qui amène à un objet épique ou légendaire (à l'image de l'armure des assassins) plutôt qu'à des centaines de petits coffres inutiles pour gaver la bourse du joueur.
3/ De la variété !
Nos dernières heures sur Sleeping Dogs Definitive Edition (actuellement en promo sur PS4 à moins de 19 €) nous rappellent à quel point il est vital de proposer un contenu qui change. Sleeping Dogs est un bon jeu, mais sa redondance des situations est réelle. Qu'il s'agisse d'une quête principale ou annexe, le joueur se retrouve généralement à rejoindre un point, courir après un individu X, et à le rattraper après trois ou quatre séances de baston dans une arène. Le récent Fallout 4 tombe aussi dans le panneau en répétant inlassablement le même objectif « Va vider ce point ». Les développeurs doivent profiter de ce parc immense pour nous proposer des situations diverses et non avariées.
4/ Héros et demi
Tout le monde aime incarner un héros. Et si le jeu vidéo linéaire maîtrise son sujet, le monde ouvert a un peu plus de mal à convaincre, la faute à des objectifs qui nous font plus passer pour un coursier épique ou un larbin qu'un héros du peuple. Ce défaut récurrent, on le doit évidemment à cette ouverture du décor qui bloque parfois les développeurs. Alors on tombe dans la facilité du « Va me chercher ça », « Apporte cet objet inutile à cet individu », car cela permet à la fois de visiter le décor et de rencontrer de nouveaux PNJ qui libéreront d'autres quêtes. Mais le joueur veut incarner un assassin, un surhomme ou un gangster, pas un coursier FEDEX amélioré... ni un ferrailleur chevronné d'ailleurs, n'est-ce pas Max ?
5/ Un monde vivant
Beaucoup ont critiqué Assassin's Creed Unity pour ses bugs, mais il faut bien l'admettre, le jeu maîtrise son décor, son ambiance, son monde vivant comme personne. Les PNJ se promènent massivement dans Paris, font leur marché, discutent, bref ils vivent ! Et le joueur a plaisir à visiter chaque arrondissement de la capitale ou à rentrer dans un bar pour effectuer des achats et entendre la Marseillaise chantée. Et tant pis si cette hymne n'a rien à faire à cette période (le jeu se déroule en 1789, la Marseillaise a été chantée pour la première fois en public en 1795).
S'il y a bien un genre où le décor est roi, c'est celui-ci. Les studios doivent travailler en priorité la qualité de leur monde, ce qu'il s'y passe, la densité de la population si cela se déroule en ville, ou les surprises météorologiques si le contexte s'y prête (les tempêtes de Mad Max !). Généralement les jeux d'aventure n'ont pas trop de souci, mais les jeux de course en revanche luttent totalement ! Récemment d'ailleurs, avec Need for Speed qui a le monde ouvert le plus inutile de l'histoire. En 2016, on veut du monde ouvert obligatoirement pensé pour le jeu et non intégré car c'est la feature qui fait vendre. Alors au travail messieurs !