ReCore, c'est le dernier né du studio Comcept (Mighty N°9) en binôme avec Armature, dont vous connaissez tous les travaux sans le savoir : les adaptations de Metal Gear Solid HD et Injustice sur Vita ou Borderlands The Handsome Collection sur PS4 et Xbox One, c'est eux. On pourrait aussi souligner que certains développeurs du studio ont bossé sur le fantastique Metroid Prime, mais vous auriez bien du mal à y croire après avoir joué à ReCore.
ReCore, c'est quoi ?
C'est le jeu présenté furtivement à l'E3 2015 en exclusivité sur Xbox One (puis sur Windows 10) et qui a décidé de faire silence radio jusqu'à sa sortie, voilà pourquoi vous aviez oublié son existence. Ce qui n'est jamais bon signe. C'est aussi un TPS comme beaucoup d'autres dans un décor à hub ouvert (plusieurs petits mondes séparés par des chargements et qui forment une grande carte... on a donc décidé de baptiser cela, hub ouvert !) qui manque de finition. Comme s'il s'agissait d'un remaster de jeu Xbox 1 et non One.
Vous évoluez ainsi sur la première carte, terminez les donjons annexes puis la quête principale et avancez jusqu'à la carte suivante. Le retour à votre base de départ permet d'améliorer votre équipement ou de fabriquer un compagnon mécanique plus efficace (le chien n'est pas la seule possibilité, on vous laisse découvrir les autres). Une touche pour armer, une autre pour tirer, un double saut, un boost, l'action se révèle très efficace, dynamique, et mieux encore pour les joueurs occasionnels (les manchots du pad qui s'assument), très accessible. Bref là comme ça, ReCore a de la tenue.
30 minutes chrono
C'est environ le temps qu'il faut pour se familiariser avec toutes les subtilités du titre. Le reste n'est qu'une répétition des mêmes séquences sur une dizaine d'heures. L'animal va changer, l'héroïne Joule Adams va améliorer son tir, mais le jeu n'est pas généreux. Pire, il choisit de grossir sa durée de vie en instaurant une règle : trouver X orbes pour accéder à la suite des niveaux. Ce qui vous contraint à bifurquer vers des donjons annexes pour trouver de nouvelles orbes. Une idée que l'on retrouvait déjà dans Trine 3, mais en moins pénible à l'époque.
L'enfant illégitime
L'autre souci de ReCore, c'est son manque de personnalité. On a un peu l'impression de jouer à un mix de différentes choses. Entre autres, Ratchet & Clank, le bestiaire tout droit sorti de Enslaved, ou encore l'héroïne en cosplay de Rey dans Star Wars Épisode VII... dommage, on ne retrouve pas le génie de Metroid Prime. Alors c'est un fait, ReCore n'est pas le jeu indispensable de l'année, sa direction artistique ne fait pas rêver, son graphisme non plus et sur Xbox One, le chargement interminable peut avoir raison des plus patients d'entre vous... pas sur PC.
Mais pour son action très fluide, son petit dash rapide entre chaque tir qui rappelle les débuts de la Xbox avec Gun Valkyrie de Sega (en bien plus jouable), son prix aussi (moins de 40 €), ReCore se laisse jouer sans problème. Dommage, il y avait de quoi faire un très bon jeu.