Need for Speed a toujours été soutenu par le grand public, non offusqué par des défauts que nous aimons relever depuis des années à l'image de l'intelligence superficielle des adversaires contrôlés par le jeu. Alors cette fois, nous avons décidé de ne pas vous en parler, même si la police mériterait une CHRONIQUE entière pour relever son incapacité à faire son taf. Mais soit, nous ne soulignerons pas sa bêtise ni l'absurdité d'avoir à rouler à 30 km/h pour maintenir la poursuite active sinon elle vous perd au premier virage. De toute manière, Need for Speed a d'autres soucis (et qualités, rassurez-vous) sur lesquels nous préfèrons nous attarder.
En Need de tout !
Depuis la bêta, Ghost Games n'a pas réellement fait ce que l'on attendait d'eux. Le jeu semblait difficile, ils ont viré toute notion de challenge hormis deux, trois courses. Le joueur a réellement besoin de deux bolides pour rouler sur l'ensemble du jeu. Une Skyline de 1999 pour 70% du contenu, qu'il bidouille ensuite pour les courses de Drift. Puis une Aventador de 2014 pour les derniers chronos et autres sprints. Cela nous a pris un total de 13 heures 42 minutes pour achever toutes les épreuves du jeu. Au prix de 70 €, on trouve ça limite mais Ghost Games préparent un patch gratuit avec de nouvelles épreuves.
Le jeu énervait tout le monde avec son smartphone qui sonnait constamment, le studio n'a rien changé mais a rajouté en plus des écrans noirs de tutoriels durant la course. Vu qu'il est impossible de mettre le jeu en pause, vous avez le choix entre lire les conseils et risquer de prendre un mur, ou les zapper complètement. Enfin on regrettera le confort global, qu'il s'agisse de l'autoradio dont on change les pistes en maintenant L3 plusieurs secondes (alors que trois directions de votre croix ne sont pas utilisées), ou des challenges journaliers qui vous demandent de finir une course spécifique, sans vous indiquer où elle se trouve. Il faut donc ouvrir la carte et regarder les noms des différentes icônes pour trouver la bonne.
La montagne, ça vous gagne
Derrière ce sous-titre sponsorisé par aucune pub se terre le gros potentiel de Need for Speed. Car il faut bien l'admettre, au volant de notre Skyline modifiée sur une route de montagne, à déraper parfaitement entre chaque virage, le trip était total. Surtout qu'il ne faut aucun brevet de pilote pour y parvenir, juste une pression rapide sur le frein et le frein à main simultanément suivie d'une légère gestion de l'accélérateur. C'est l'avantage de la course arcade. Durant ces courses, on se croyait en pleine session Fast & Furious ou Initial D, selon votre culture du Drift. Il y a aussi cette sensation de vitesse grisante sur un périphérique vidé de toute circulation, hormis un taxi paumé, sans doute à la recherche d'un Uber. Bref, la conduite arcade est bonne, sans doute un peu trop simple mais le feeling est là.
Et puis il faut bien l'admettre, le jeu est beau, on évitera simplement de trop s'attarder à l'arrêt. En revanche, si l'on croise un jour les développeurs, on demandera l'intérêt du "tout connecté" car sur notre temps de jeu, hormis un rigolo venu nous bloquer la route en pleine course, rien n'explique pourquoi Need for Speed nécessite une connexion obligatoire. Du moins, le jeu pourrait proposer sans problème, une option à cocher pour se retrouver seul sur la carte. Cela éviterait possiblement les chargements infinis et autres disparitions de quêtes lors d'un souci avec les serveurs.