Tous les amateurs de beat them all n'ont pas la volonté d'apprendre des enchaînements compliqués ou de creuser le gameplay pour entrevoir toutes les possibilités incroyables d'un Devil May Cry 4. Pour eux, il y a God of War III Remastered et son action adaptée au grand public. N'y voyez surtout rien de péjoratif. Le titre de Santa Monica est grand. Il a cette capacité à distribuer la juste dose d'adrénaline et offre sans doute l'un des prologues les plus mémorables de l'histoire du jeu vidéo. Le joueur incarne Kratos chevauchant les Titans pour rejoindre Zeus, et affronte Poséidon en chemin. Ce dernier va vivre un enfer capable de faire passer la série Game of Thrones pour un divertissement bon enfant. La première fois, nous restions scotchés devant l'écran, cinq ans après, le prologue fait encore son effet ! Mieux encore avec cette remasterisation qui apporte la fluidité idéale pour cette séquence ô combien gourmande.
La menace neurone
God of War III est avant tout un défouloir. N'y voyez aucune forme de combat tactique ou de profondeur dans le système de combos. Il ne s'embarrasse d'aucune forme de subtilité. Ici on tape, on tape encore, on tape toujours, et si possible avec le même bouton 80% du temps. La richesse vient surtout du changement d'armes qui débloque de nouvelles capacités et des deux difficultés supérieures qui réclament une parfaite gestion de l'esquive sur le stick analogique droit. Mais le vrai plus de God of War III c'est son combat spectaculaire ! Ses QTE ultra violents, qui ne laissent aucune place au second degré, contrairement à Mortal Kombat X. Kratos est énervé et le fait savoir. Quitte à arracher des yeux, des têtes, éventrer des Dieux, entre deux séances de corps à corps exotiques avec les beautés locales.
La remasterisation en elle-même n'est pas incroyable. Certaines cinématiques paraissent trop lisses et n'impressionneront pas les habitués. En revanche, ceux qui n'ont jamais connu Kratos auparavant, ou, ont eu la malchance de le découvrir avec God of War Ascension, se doivent de franchir le cap. Le jeu était divin graphiquement sur PS3, il reste honorable sur PS4. L'action, le rythme, la mise en scène et le défouloir frôlent la perfection. Ajoutez à cela une musique divine et c'est l'assurance d'un aller-simple mémorable chez les Dieux.