Dan Greenawalt, père de Forza Motorsport, est un grand amoureux des voitures. Et c'est en découvrant Gran Turismo qu'il a décidé à son tour de créer son propre jeu de course. C'est un peu grâce à Sony en quelque sorte, si vous pouvez aujourd'hui profiter d'un grand nom de la simulation automobile. Malheureusement, les débuts de la Xbox One ont été entachés par un cinquième chapitre timide et dont le contenu devenait plus présentable grâce aux renforts de nombreux DLC, mais toujours loin d'égaler les habitudes de la série.
Après quelques tours de piste sur Forza Motorsport 6, on comprend toutefois qu'il s'agit d'un vrai mot d'excuse de Turn 10 à ses fans, un « désolé de vous avoir déçu, voici le jeu que vous attendiez ».
La claque visuelle
Dès les premières minutes, le confort esthétique est total. Le circuit est d'une finesse qui renvoie la concurrence au placard et la modélisation des voitures force le respect des plus exigeants. Il s'agit bien du plus beau simulateur tout support confondu, confortant la Xbox One dans son rôle de reine de l'automobile virtuelle, en attendant un réveil du concurrent Gran Turismo.
Cette année, la pluie s'invite à la fête et l'effet des gouttes sur le pare-brise est à tomber. Le revers de la médaille concerne tous ceux qui privilégient l'absence d'assistance. Eux, comprendront qu'une innocente flaque d'eau au milieu de la piste peut avoir des conséquences désastreuses sur ses chances de victoire. C'est simple, si vous touchez au volant, au frein ou à l'accélérateur alors que vos pneus s'enfoncent doucement dans l'eau, c'est une Candeloro assurée. Votre voiture part en triple loots et la seule médaille que vous obtiendrez au bout, c'est celle en carton réservée à ceux qui terminent bon dernier.
Après la pluie, le beau temps
Si vous n'avez jamais joué à Forza Motorsport, sachez que contrairement à la concurrence, il s'agit du seul simulateur pensé au pad. Les gâchettes analogiques se contrôlent comme des pédales, que l'on enfonce délicatement à la sortie d'un virage pour ne pas perdre d’adhérence, ou à l'entrée d'un virage pour éviter de bloquer ses roues.
Le jeu propose une prise en main sans faille, il faut simplement comprendre comment le tout fonctionne. Certains auront envie de freiner d'un coup (à l'ancienne !), mais c'est une habitude à perdre. Vous allez aussi découvrir un contenu généreux, riche de 460 voitures et 26 circuits scindés en plusieurs tracés. On regrettera l'absence de montagnes japonaises à dévaler comme dans le premier chapitre, mais un simple DLC peut combler ce manque. Et contrairement à Forza Motorsport 5, vous ne serez pas frustré par l'apparition soudaine de nombreux véhicules indisponibles à moins de sortir la carte bleue. On le répète, cette année Turn 10 a vu les choses généreusement !