Ah Paris ! Notre-Dame, la Bastille, son peuple qui crève la faim, son Roi qui perd la tête. 1789 est une période formidable historiquement et Ubisoft lui rend enfin hommage. Le joueur se balade librement dans les rues haussmanniennes aux toits en ardoise si typiques de notre capitale. Le jeu propose une nouvelle vision de l'escalade et donc un nouveau système de « parkour ». Cette année, le joueur dispose d'une touche pour descendre, d’une autre pour grimper. Cette technique permet de ne pas s'accrocher partout alors que vous poursuivez un fuyard. Il faut dire que le décor fourmille d'éléments de détail et de monde aussi, on a rarement vu une telle densité dans un jeu vidéo. Si le jeu avait conservé son ancien système, on s'accrocherait tous les dix mètres ! Assassin's Creed Unity, c'est aussi un choix de concentrer son multijoueur sur de la coopération. Fini, les affrontements en arène. Vous appelez trois amis en renfort et remplissez des contrats en ville. Vous pourrez même créer une guilde d'assassins et gagner des bonus en équipe. L'argent récolté en mission vous permet d'améliorer votre équipement ou d'acheter des propriétés en ville, des clubs qui vous rapporteront de l'argent. Quant aux plus débrouillards, ils tenteront les énigmes de Nostradamus éparpillées en ville. Pas d'inquiétude donc, le jeu n'est pas avare de contenu. On regrette cependant un manque de finition et quelques soucis avec le décor. Il n'est pas impossible que vous finissiez le pied coincé dans un mur ! Disons que c'est le prix à payer pour profiter d'une telle ambition. En espérant que le prochain chapitre à Londres, sous-titré Syndicate, ne répétera pas les petites erreurs de son aîné.
TEST : Assassin's Creed Unity
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