Si Supercell continue de fasciner les joueurs iOS et Android en France (et dans le reste du monde), le Japon mise toujours sur le genre Puzzle RPG. Ces jeux à part où l'on s'amuse à créer une équipe de héros de différents éléments (feu, eau, terre, etc) et que l'on relie pour envoyer une attaque sur l'adversaire. Le plus célèbre d'entre eux, Puzzle & Dragons, n'est décidément pas enclin à rejoindre notre store mais qu'à cela ne tienne, les dérivés existent et le dernier d'entre eux appartient à la célèbre licence Tales of !
L'emballage ciblé
Dès son lancement, la groupie est conquise par la sélection de héros empruntés aux différents épisodes de la série, même si, la faute à son âge avancé (Tales of Link est sorti en 2014 au Japon), il manque le casting de Tales of Zestiria et du prochain Berseria. Ce qui n'empêchera pas les plus nostalgiques d'entre nous de s'amuser à croiser le fer avec Yuri de Tales of Vesperia et Cless Alvein du tout premier Tales of Phantasia sorti sur Super Famicom en 1995 ! Alors certes, Tales of Link ne change en rien les règles du Puzzle RPG, mais son emballage est une sacrée force.
Pierre, feuille, ciseaux
Si vous avez déjà joué à Spirit Stones ou le très bon Battle Odyssey de Gameloft, vous connaissez le principe. D'un simple doigt, vous réunissez les orbes de même couleur pour projeter une attaque groupée sur l'ennemi. Si l'ennemi est sensible au feu, alors vous avez tout intérêt à réunir les orbes bleues et éviter les rouges. Les deux seuls facteurs à prendre en compte ici bas concernent le bouclier des boss (un bouclier bleu se brise avec une orbe bleue) et le fait que les éléments soient aléatoires. C'est à dire que votre équipe changera constamment d'orbe, il faut donc sans cesse vérifier les couleurs à venir en haut de l'écran pour préparer sa tactique. La jauge de LC quant à elle se remplit à chaque action et permet d'activer un pouvoir spécial. Généralement, elle multiplie par deux les attaques d'un élément, très pratique pour achever un boss.
Un jour sans fin
Le capital sympathie de Tales of Link a malheureusement un revers : Bandai Namco a tendance à tout miser sur son casting quitte à délaisser le scénario ou la richesse globale du titre. Si les premières heures amusent, notamment lorsqu'il s'agit de débloquer des héros contre des pierres (on vous conseille d'en cumuler trente pour le fameux tirage du débutant qui assure généralement un héros à cinq étoiles), les jours suivants se ressemblent. Les trois contrats quotidiens se résument toujours à finir une quête, puis trois et à visiter la page des contrats pour un bonus. Notre groupe de héros peut grimper au niveau max en moins de deux heures de jeu grâce aux LP que l'on dépense dans un menu. Et l'équipement tombe de manière tellement absurde que l'on ne prend plus le temps de les fusionner pour les améliorer.
« Oh, j'ai débloqué Asbel ! »
Après, il est évident que l'on ne peut pas attendre une grande richesse d'un RPG smartphone. Tales of Link a le mérite de proposer un graphisme très propre, des dessins réussis et de nombreux défis, alors on pardonne l'histoire conventionnelle et le peu d'attrait des quêtes journalières. L'important étant de débloquer les modèles cinq étoiles des différents héros du jeu en récoltant des pierres, et si possible son chouchou de la licence, pour pouvoir rouler sur les nombreux donjons. Et bonne nouvelle, Bandai Namco n'est pas avare en loots et vous lâche de nombreuses pierres chaque jour. Vous pourrez donc acheter directement des packs plutôt que des héros au compte goutte. Alors si vous aimez la série ou le genre, que l'anglais n'est pas une barrière, et que vous n'avez pas craqué pour un Windows Phone (une pensée pour eux), soyez curieux et téléchargez ce nouveau Puzzle RPG. En plus c'est gratuit !