Alors forcément, il y a grands noms et grands noms ! Nom de nom... Et il ne s'agit pas de comparer Supercell à Square Enix ou Activision en terme de catalogue et prestige, mais de retenir ce studio d'une centaine de salariés qui, en octobre 2013, affichait déjà un chiffre d'affaires de plusieurs milliards de dollars. Nom d'un p'tit bonhomme (ok, on arrête) ! Plus intéressant encore, ce chiffre mirobolant a été atteint alors que Supercell ne comptait à l'époque que quatre jeux à son actif. Zombies Online, Battle Buddies, Hay Day... vous n'en connaissez sans doute aucun dans cette liste. En revanche, vous avez tous entendu parler du suivant...
Clash of Clans
Eh oui, il n'en faut pas plus pour bien amasser. Clash of Clans, c'est l'enfant prodige qui a permis à la Finlande d'inscrire un nouveau nom dans le magazine Forbes avec ce seul jeu tactile. Ici, le but est très simple. Vous faites évoluer un village, améliorez chaque élément de plusieurs niveaux, organisez vos seize troupes qui se baladeront sur la carte pour piller les terres ennemies et celles des joueurs du monde entier, ou formez des clans pour en attaquer d'autres durant 24h.
Quant aux plus riches ou passionnés, ils accélèrent la cadence des améliorations en achetant les désormais célèbres gemmes colorées. En somme, c'est un dérivé de STR free to «pay» qui occupe plus de deux cent millions de joueurs (dont Keen'V) sur smartphones et tablettes iOS / Android. Non, pas sur Windows Phone, on vous a déjà dit que cet appareil ne servait qu'à téléphoner. Aujourd'hui, Clash of Clans est considéré comme le jeu le plus rentable de toute l'histoire du jeu vidéo mobile.
Le dérivé ensoleillé
Dans le petit monde du STR tactile, il y a l'école Clash of Clans et nous faisons plutôt parti de l'école Boom Beach, cinquième jeu du studio Supercell. La formule ici n'a pas changé ou presque, il s'agit cette fois de gérer une île paradisiaque et de préparer les défenses pour parer aux attaques fourbes d'un joueur... qui profite de nos quelques déconnexions pour attaquer. Car il faut le savoir, il est impossible de frapper l'île d'un joueur connecté... logique, mais sournois.
Ce que nous aimons dans Boom Beach, c'est l'atmosphère, l'humour, l'aspect décalé d'un Team Fortress 2 au sein d'un STR. Clash of Clans joue dans la même cour, mais les infanteries de Boom Beach sont plus folles encore. Alors quotidiennement, on vérifie les rentrées de bois et d'or pour améliorer notre radar dans le but d'agrandir petit à petit la carte du monde. On pleure devant la quantité de matière première nécessaire pour booster nos tours de sniper. Et puis on jubile à la reconnexion, en observant avec un rictus sadique en coin, la vidéo de nos exploits face à des joueurs motivés mais impuissants. Oui, Boom Beach c'est énervant, cher pour les plus pressés mais jubilatoire. Et si l'humour n'est pas votre truc, tentez Call of Duty Heroes.
Une machine parfaitement huilée
Ici, tout est maîtrisé. Du temps d'attente entre chaque amélioration qui nous pousse à activer le son des notifications, et entendre notre conjoint râler toutes les X heures « ton téléphone sonne... encore... je suppose que tes renforts sont validés ». Du gain de diamants gratuits en fouillant les coffres du décor... ou de l'envie de dépenser un peu, juste un peu, pour voir notre Quartier général passer un niveau et libérer de nouvelles tactiques. C'est exaspérant ! Mais ça marche.
Puis il existe des astuces pour gagner des diamants / gemmes sans débourser le moindre centime. De la méthode obscure qui vous emmène sur des sites aussi rassurants qu'une randonnée nocturne dans les rues de Belfast... à d'autres plus «clean», que certains YouTubers tel que Vosketal se feront un plaisir de vous expliquer. Alors vous ne connaissiez peut-être pas le nom du studio, sa provenance, mais vous avez tous joué à leurs (deux principaux) jeux ou ri devant leurs pubs complètement délirantes à la télévision (mention spéciale à l'hymne du Docteur Terreur au piano). Supercell est aujourd'hui un studio qui compte et qui a en plus le toupet d'engranger des milliards avec un genre considéré comme élitiste et généralement fui du grand public, tandis que la concurrence choisit de miser encore sur les oldies Puzzle ou MMO. Des génies, on vous dit !