1. Est-ce vraiment un jeu Nintendo ?
Oui, c’est même le premier jeu développé par Nintendo sur les supports mobiles. Miitomo était la première application lancée par la société japonaise sur iOS et Android ; le jeu Pokémon Go, lui, a été conçu par Niantic, un studio indépendant à l’origine de Ingress, dont il reprend bon nombre de bases.
Pour la petite histoire, le studio Nintendo EPB de Kyoto (Japon), qui travaille sur Super Mario Run, s’occupe également du prochain Zelda sur Wii U et Switch : The Legend Of Zelda : Breath Of The Wild ! C’est dire à quel point la firme nippone prend au sérieux le développement de son premier titre mobile.
2. Est-ce un vrai Mario ?
Oui et non.
Oui, parce qu’il reprend un très grand nombre d’éléments des jeux Mario 2D (vus de côté), principalement les New Super Mario Bros. Le plombier moustachu doit courir jusqu’au drapeau d’arrivée en récoltant un maximum de pièces dans le temps imparti, tout en évitant les obstacles et ennemis qui peuplent les niveaux.
On retrouve donc les animations (très réussies), l’univers, les bruitages, la narration - oui, Bowser a une nouvelle fois capturé la Princesse Peach ! -, les objets, les ennemis, les arènes de boss et même les types de paysage de la série…
Très facile à prendre en main, le titre dispose de multiples subtilités qui lui offrent une réelle profondeur. Exemple : Mario esquive automatiquement les Goombas, mais on peut appuyer plus ou moins longtemps sur l’écran tactile pour varier la hauteur de son saut. Bref, l’esprit Mario est là et il est toujours aussi efficace.
Non, parce que les contrôles sont très simplifiés : le jeu se joue à un seul doigt, le smartphone ou la tablette à la verticale. Il est donc impossible d’arrêter la course de Mario, sauf en tombant sur les “interrupteurs pause”, présents dans certaines zones, qui stoppent notre héros et le décompte du temps (elles offrent d’ailleurs une originalité appréciable par rapport aux autres runners qui peuplent nos smartphones et tablettes).
N’attendez pas d’avoir une liberté complète de mouvement, de pouvoir y jouer à la manette ou à plusieurs en même temps, Nintendo propose un Mario réellement pensé pour un usage nomade / tactile, et non un portage strict d’un de ses jeux console de salon. Ce n’est pas forcément un mal.
3. Le jeu est gratuit ou payant ?
Les deux (oui, on est des marrants chez NRJ Games !). Super Mario Run sera disponible “gratuitement” au téléchargement. On aura alors accès à 3 niveaux complets ainsi qu’à 20 secondes de jeu de la première arène de boss (avec Bowser).
Ensuite, on vous invitera à payer 9,99 euros pour accéder à l’intégralité du contenu. Comptez sur 6 niveaux et 4 zones, cela fait donc - non, ne sortez pas les calculettes - 24 niveaux au total.
4. Peut-on acheter directement le jeu ? Coûteux achats intégrés en vue ?
Il ne sera pas possible d’acheter directement le jeu via l’AppStore ; ce qui signifie que l’on devra faire un achat “in-app” (comprenez un achat intégré à l’application) pour débloquer le jeu complet. Mais ce sera le seul.
Nintendo a insisté sur ce point, en précisant qu’elle ne voulait pas que les joueurs (notamment les parents) se retrouvent avec des factures folles et des mauvaises surprises.
Voilà pourquoi elle a choisi un tarif fixe d’environ 10 euros, dans la tranche haute des prix pratiqués sur mobile.
5. On peut jouer avec des amis ?
Oui, mais pas en même temps, comme précisé plus haut. Super Mario Run comporte un mode Défis Toad qui permet de battre, en différé, les records d’autres joueurs du monde entier sur des courses dans des niveaux générés aléatoirement.
Ici, pas de drapeau d’arrivée, il s’agit d’une course-contre-la montre à l’infini (qui utilise des tickets) où celui qui fait le meilleur score gagne (pièces accumulées, ennemis battus, etc.). De quoi récupérer quelques précieuses récompenses, comme de nouveaux bâtiments ou des tickets.
6. Est-on obligé d’être connecté à Internet ?
Oui et non (décidément !). La connexion est clairement nécessaire pour jouer ; obligatoire pour lancer le jeu ou un niveau, pour échanger ses scores, récupérer des récompenses, etc.
Cependant, si l’on perd la connexion internet en plein au milieu d'une course - merci le métro ! -, le jeu ne s’arrêtera pas pour autant.
Ce besoin d'Internet demeure l'élément le plus frustrant à nos yeux.
7. L’éditeur de Royaume, kézako ?
Dans le mode Editeur de Royaume, on peuple des lieux du Royaume Champignon avec des objets, bâtiments et personnages à acheter avec la monnaie du jeu, sous réserve d'avoir les éléments requis (il peut être nécessaire d’avoir un certain nombre d’habitants dans le Royaume pour activer la transaction).
En plus de remplir l'espace, les bâtiments offrent des minijeux et de nouveaux héros débloqués, tels Luigi, Yoshi et Toad qui peuvent être contrôlés à la place de Mario.
De plus, des objets saisonniers, comme le sapin de Noël, viendront garnir régulièrement ce mode et offrir un peu plus de vie à l’ensemble.
8. Et sur Android ?
Oui, Super Mario Run est bien prévu sur Android, mais il arrivera plus tard, sans aucune autre précision. La primeur va aux supports iOS, le jeu ayant été largement mis en avant durant la conférence Apple qui a dévoilé les iPhone 7 et 7 Plus.
A noter la très appréciable option cross-save. Si l'on connecte son compte Nintendo au jeu, on conservera son avancée que l'on joue sur iOS, Android, sur une tablette ou un smartphone (comme sur Miitomo d’ailleurs). Pratique.
9. Et sur tablette, justement, ça donne quoi ?
Disons-le sans détour : Super Mario Run est avant tout pensé pour des parties nomades avec un smartphone (que l’on a par définition très souvent avec soi et qui est plus facile à sortir, notamment dans les transports). Pour autant, il est également tout à fait jouable sur tablette (nous avons pu essayer la version iPad).
Il faudra par contre utiliser deux mains - eh oui, pour tenir la tablette -, mais l’expérience de jeu reste complètement identique. A ceci près que l’on voit mieux les détails ; Nintendo ayant développé une réelle mouture tablette et non un portage de la version smartphone aux graphismes baveux.
Et comme il sera possible de transférer sa sauvegarde quel que soit le support, on n’aura aucun mal à troquer le smartphone contre la tablette, à l’envie.
10. C’est amusant ? On doit l’attendre ?
Oui et oui.
Comme ses illustres aînés, Super Mario Run offre un double niveau de lecture.
On peut foncer vers l’arrivée et finir relativement facilement les niveaux (grâce à un système de bulles, en nombre limité, qui nous remet dans la partie en cas d’échec)... Ou chercher à vider chaque niveau de leurs secrets en ayant les meilleures récompenses et en parcourant tous les chemins possibles… Et là, il va falloir de la patience et du skill ! Croyez-nous !
Le jeu est vraiment réussi, adapté à un usage mobile (même si l’on regrette de devoir être autant connecté à Internet pour jouer), et addictif.
Tout en s’inspirant globalement d’une recette qui a fonctionné sur les Rayman Jungle Run / Fiesta Run, Nintendo apporte suffisamment d’originalité au genre et de cohérence à son bébé pour titiller notre intérêt.
On a hâte de tâter la version finale pour vous donner un avis complet. Rendez-vous dès le 15 décembre sur iPhone et iPad !
Damien Q.