Dawn of War, et plus précisément le deuxième chapitre dont nous avons choisi de dédier cette nouvelle CHRONIQUE, est un STR de catégorie action réalisé par Relic et distribué par Sega. C'est une variante qui se rapproche plus d'un XCOM 2 en temps réel que du classique STR à la Starcraft II qui joue sur la règle du pierre-feuille-ciseaux. Il ne s'agit donc pas d'adapter son armée aux faiblesses adverses (telle troupe pour contrer tel ennemi) mais de bien comprendre les spécialités de son équipe pour détruire l'armée adverse. Tank, sniper, corps à corps, magie, équipement, loot, arbre de talents, vous devez tout gérer parfaitement pour mener à bien chaque mission d'une dynamique rare. Et en terme de pédagogie pour s'adonner au genre ou apprendre à comprendre ses subtilités, Dawn of War II est un Triple Waouh. Et tant pis si les fans du premier ont été déstabilisés par ce changement tactique.
Une base simple et redoutable
Ici, le joueur n'a aucune ressource à gérer ni une armée à contrôler. Il décide de son groupe de départ et se contente d'utiliser intelligemment ses quatre héros. Chaque héros, hors commandant, se balade avec deux soldats mais le joueur n'a pas à les diriger individuellement, ils se contentent de suivre leur chef. Idéal pour apprendre en douceur, contrairement aux STR habituels qui vous noient rapidement sous un système de gestion palpitant mais complexe. Et n'allez pas croire un instant que DAWII est un jeu facile.
Vous devez gérer le placement, l'utilisation des couvertures pour éviter que votre sniper ne se fasse démolir, ou les bâtiments. Qu'il s'agisse d'un point idéal de défense pour repousser une armée orks ou au contraire, d'une zone occupée que vous devrez détruire à la grenade. Bref, il y a énormément de facteurs à prendre en compte mais, tout est pensé pour vous apprendre en douceur. Et le tout bercé par un scénario classique mais d'une efficacité redoutable. Le joueur se sent rapidement impliqué dans cette guerre qui oppose les orks aux Space Marines et les Tyranides. Surtout que depuis son lancement en 2009, le jeu a proposé deux extensions très réussies, Chaos Rising et le stand alone Retribution. Le dernier proposant d'ailleurs une gestion plus approfondie avec la possibilité de contrôler aussi les déplacements de l'infanterie, en plus des capitaines.
La définition de l'épique
Pour beaucoup, le STR se résume à fabriquer des soldats massivement pour les envoyer sur l'ennemi jusqu'à l'écrasement total. Mais dans DAWII, le joueur découvre des objectifs variés, une difficulté très progressive et qui sait s'adapter à son public (du nul absolu aux as de la tactique), et des combats de boss d'une intensité rare. Tous se souviennent encore de ce combat contre le Prince Alpha. Et si le multi est quasiment désert, il y a toujours moyen de profiter de cet épique en binôme avec la Campagne jouable en coopération.
Dawn of War II en 2016
Si vous avez la curiosité d'y jouer aujourd'hui, vous adorerez parcourir chaque coin de la carte pour décimer les Tyranides ou au contraire courir tête baissée vers l'objectif pour gagner plus d'XP. Durant les phases de repos, vous découvrirez chaque loot durement gagné au combat pour habiller vos troupes et faire évoluer chaque arbre de talents pour créer l'équipe parfaite. Même si elle n'existe pas ! Car le jeu ne propose que six héros dans la version de base et vous ne pouvez en choisir que quatre (sauf durant la dernière mission), la frustration est totale.
Et puis il y a la gestion des accessoires qui s'adaptent à l'objectif. En défense par exemple, on se remplira les poches de mines ou de tourelles, tandis que la bombe proche du nucléaire sera idéale en attaque. Dawn of War II est une pépite tactique qui a encore beaucoup de tenue en 2016, se paye en moyenne 3 € durant les soldes, et a tous les arguments pour attirer les curieux, les fans de RPG et les as du STR. Et puisque Sega a déposé le nom Dawn of War III en juillet 2015, on prie tous les soirs le Dieu Warhammer, de nous envoyer les premières infos. Mais il n'est jamais trop tard pour rattraper votre retard sur cet univers ô combien fantastique.