For Honor, c'est une curiosité en provenance des studios canadiens d'Ubisoft... mais surtout un jeu qui choisit de s'éloigner du contexte moderne pour revenir au nerf de la guerre : l'arme blanche ! Si un solo est bien prévu, c'est en multi que l'Alpha a choisi de se dévoiler aujourd'hui avec une proposition qui nous renvoie forcément aux centaines d'heures passées sur le génial Chivalry (sur PC, l'adaptation consoles est un massacre). Mais dans une version « on a sorti le budget » qui nous fait profiter d'un graphisme à la hauteur de cette génération. Oui, For Honor a de la tenue et c'est déjà un premier bon point.
Bushido Blade
Sous ses airs de défouloir tout public, le dernier Ubisoft se révèle bien plus tactique que prévu. Le joueur doit donc alterner entre ses trois positions d'arme (gauche, droite, haut) pour parer l'ennemi, feinter, contrer, et bien évidemment frapper. Durant l'entraînement, il observe donc bien le mouvement de son adversaire pour comprendre d'où vient le coup et dans quelle position il pourra le bloquer. Les choses se gâtent malheureusement contre d'autres joueurs car le stress rend l'affrontement brouillon, et le contre un peu trop aléatoire.
Mais le manque de pratique se ressent aussi ! À voir si après plusieurs semaines de conflits, un bon joueur peut maîtriser le système pour appliquer l'étape du «mind game» (comprendre le jeu de son adversaire) et malmener son vis-à-vis.
4 vs 4
For Honor a du potentiel et nul ne s'offusque de la limite fixée à huit joueurs dans l'arène, vu la taille réduite des cartes sur l'Alpha. Le jeu proposait donc du un contre un, du deux contre deux puis du quatre contre quatre, ce dernier mode ne se concentrant pas sur du duel mais de la capture de territoire. Le plus amusant concernait l'intelligence des bots, du moins ceux qui remplaçaient les joueurs manquant, et dont la dextérité élevée au rang Dieu de la guerre les rendait quasiment invincible.
On imagine que le version finale changera la donne, sinon autant jouer avec trois bots pour remporter la bataille sans toucher à la manette.
Ce qu'il faut changer
D'ici le 14 février 2017, Ubisoft doit tout de même revoir certaines choses. La moins importante (mais un peu quand même) concerne les gains obsolètes de customisation. Le joueur débloque donc parfois des casques qui changent l'esthétique de notre viking, chevalier ou samouraï (et autres variantes), mais la plupart du temps, il faut se contenter d'emblèmes à poser sur notre armure avec la possibilité incroyable de les bouger de place, de taille et d'angle. On a connu plus sexy. La plus urgente en revanche concerne l'impact des coups.
Car For Honor est brutal sur la papier ou en trailer, mais en jeu, il manque encore de punch.... vous n'avez jamais l'impression de frapper l'adversaire avec cette fabuleuse hache à deux mains hormis durant les exécutions sanglantes. Toutefois nul ne panique, il leur reste encore cinq mois de développement.