Oui, vous allez l'acheter ! Premièrement, parce que votre 3DS en a assez des JRPG de seconde zone que vous lui faites avaler sous prétexte qu'ils ont un emballage Final Fantasy à l'ancienne... mais pas le goût. Deuxièmement, parce que Square Enix a sorti le budget pour nous proposer une aventure tout confort et une remasterisation de rêve. Alors à 30 € les cent heures de jeu (soit 20 € de moins qu'un Season Pass inutile), vous allez nous faire le plaisir... de vous faire plaisir !
C'est ça une refonte !
Lors de sa sortie en 2000 sur PS1, Dragon Quest VII avait trois lacunes. Sa plastique effroyablement laide et pixellisée, soutenue par des cinématiques qu'une école de graphistes aurait refusé à un concours amateur. Un prologue interminable qui endormait son audience après cinq heures à résoudre des énigmes absurdes sans même pouvoir tabasser un slime. Et une absence totale de délocalisation en Europe, il fallait donc y jouer en japonais ou en version importée des États-Unis.
Mais nous voici seize ans après et comme on vous le disait, Square Enix a sorti le chéquier. Résultat, le jeu arrive chez nous avec des textes en français, le prologue a tout simplement viré ses énigmes pour reprendre son rôle initial (introduire un contexte en 90 minutes environ). Mais surtout, Dragon Quest VII est magnifique sur 3DS, avec un effet 3D très subtil, des décors entièrement refaits, des personnages enfin détaillés et des cinématiques réussies.
Si vous aviez encore un doute sur l'intérêt des remasterisations, voilà un jeu qui mettra tout le monde d'accord. Et ne vous fiez surtout pas aux images éparpillées sur cette page car elles sont horribles, comme toutes les photos 3DS.
S'inspirer des meilleurs
Le jeu ne se contente pas d'améliorer son rythme ou de faire plaisir à vos yeux, il retravaille aussi toutes les musiques pour assurer une bande son fabuleuse. Le combat aléatoire disparaît au profit d'un système emprunté à Dragon Quest VIII et IX. Du VIII, le jeu recycle la représentation des héros dans l'arène, eux qui étaient jusqu'ici invisibles en combat. Du IX, il récupère les ennemis visibles sur la carte pour éviter la part d'aléatoire qui gêne la nouvelle génération de rôlistes. Enfin il conserve le système de classes repris de Dragon Quest VI, mais ajoute les différentes skins pour reconnaître d'un coup d’œil, le style Guerrier, Paladin, Danseur ou encore Héros.
Bref, on peut affirmer que le studio ArtePiazza, déjà responsable de Dragon Quest IV, V et VI sur DS, nous a encore une fois gâté. Au point de fermer les yeux sur les apparitions intempestives d'arbres à chaque pas sur la carte... oui, il fallait bien terminer cette preview sur une note négative.