Après des mois sur la bêta PC, nos mains en symbiose totale avec le clavier et la souris, nos yeux émerveillés par la finesse et la justesse du décor, notre amour toujours intact pour ce FPS en arène ô combien rafraîchissant... nous nous sommes posés la question simple : est-il toujours aussi bon sur consoles ? La bêta tombait à pic pour se faire une idée. Et vous pouvez commencer à préparer le code à quatre chiffres car, en dépit de quelques détails, Blizzard a réussi son adaptation !
Résumé de l'épisode précédent
Overwatch est un FPS exclusivement multijoueur qui invite douze convives dans l'arène pour du combat coopératif. L'expérience est fantastique avec une équipe soudée, mais peut devenir effroyablement mauvaise avec des loups solitaires. Car contrairement à Battlefield, Call of Duty, Titanfall et tous ces FPS multijoueur, on ne prend aucun plaisir avec une mauvaise équipe. Ce constat, on le doit à son système de classes qui se rapproche plus d'un MMORPG que d'un FPS pure souche.
On joue Soutien, Soigneur, DPS ou Tank, on doit combler les manques du groupe, toujours indiqué à la sélection de personnages. Il ne s'agit pas d'être le meilleur tireur, mais le meilleur équipier possible. Surtout que Overwatch n'a pas de Deathmatch, uniquement des modes avec des objectifs précis à remplir. Mais c'est aussi ce qui fait sa force et cette capacité à contenter tout le monde. Un mauvais tireur peut briller aux commandes d'un Tank ou d'un Soigneur et il y a autant de héros que de façons de jouer, car tous se contrôlent différemment. Certains courent, d'autres volent ou s'accrochent aux murs, il y a toujours moyen de trouver un personnage qui s'adapte à votre style de jeu.
Retour à la case départ
Lorsque nous avons posé nos pieds pour la première fois sur consoles (plus précisément sur PS4), quelque chose gênait. La vue n'était pas la même, comme si un filtre masquait la définition parfaite de la version PC. Oui, Overwatch est beaucoup moins fin, mais les yeux s'adaptent vite et ce que l'on perd en clarté, on le gagne en confort car nos téléviseurs sont généralement bien plus grands que nos écrans PC. Au niveau des chargements en revanche, c'est une surprise, ils sont aussi longs ! On les imaginait encore plus interminables.
Quoiqu'il en soit, après quelques minutes de jeu dans un canapé, le son à fond, avec la visite de la nouvelle Route 66 aux commandes de Reinhardt, la définition n'était vraiment plus un problème. Le contenu est évidemment identique sur chaque version, et la censure aussi ! Le service juridique de Blizzard leur a conseillé de changer quelques postures et le studio s'est attelé à la tâche. Tracer n'est donc plus la seule visée, Fatale aussi, Mei aussi, c'est l'hécatombe de la position sexy !
Et au pad ?
C'était la principale inquiétude, et après quelques heures sur la bêta, le constat est bon mais avec une petite réserve. Nous ne prônons pas le FPS « uniquement au clavier / souris », nous aimons Halo 5, Killzone 2, et avons joué des années aux FPS sur consoles. Mais Overwatch se joue tout de même beaucoup mieux avec un clavier et une souris, notamment lorsqu'il s'agit d'effectuer une téléportation avec Tracer, poser la bombe sur un Tank et rembobiner le tout pour se téléporter loin de l'explosion. Au pad, poser la bombe avec précision en appuyant sur Triangle est un challenge en soi.
Cette technique, pourtant très simple, nécessite au pad de lâcher la caméra. Et il nous est souvent arrivé de manquer la cible car cette dernière bougeait (et on ne lui en veut pas...). Alors non, Tracer au pad ne s'est pas révélée convaincante et nécessite quelques réglages dans les options. Et quand bien même le changement de touches facilite grandement les choses, son déplacement ultra rapide en aller-retour (pour contrer le bouclier de Reinhardt par exemple) est bien trop difficile à exécuter avec deux sticks analogiques. En revanche, aucun souci du côté des personnages moins nerveux, de type Soldat 76, les soigneurs en général et les Tanks. Viser à l'arc demande un peu d'adaptation mais vu que Hanzo peut tirer dans la jambe et toucher la tête, la précision n'est plus un problème. Dans l'ensemble donc, la magie Overwatch reste intacte sur consoles. Ce que l'on perd en finesse, on le gagne en confort, et si Tracer est moins précise au pad, le reste du casting ne pose aucun souci. PC, PS4, Xbox One, depuis des mois, nous vous harcelons de CHRONIQUES sur Overwatch et vous avez toutes les cartes en main pour décider de son achat ou non. Et puisque le jeu ne changera pas d'ici sa sortie le 24 mai 2016, on préfère vous prévenir mais nous ne le testerons pas. Vous avez déjà toutes les informations nécessaires, alors rendez-vous dans l'arène pour massacrer de la tourelle !