« La Nintendo Switch sort le 3 mars 2017 », voilà ce que l'on peut lire un peu partout sur le net, jusque sur la home des boutiques spécialisées (Amazon, FNAC, Micromania)... ou non spécialisées mais intéressées quand même (Auchan, Darty).
Sur l'autre partie moins commerciale du net, on peut en lire d'autres « 350 €, la mort de Nintendo ! », « 330 € ? C'est trente de plus qu'une PS4 ! », car il faut savoir que le prix varie en fonction de la position du soleil.
Notez toutefois que Nintendo n'a rien officialisé, mais que le prix se situe quelque part entre 300 et 350 euros (299 $ aux États-Unis, le prix change ensuite selon l'état et les taxes). Et si vous trouvez ça trop cher comparé au prix d'une PS4, il faut déjà définir combien coûterait une PS4 de salon capable de se transformer en console portable !
Car c'est ça la Nintendo Switch, la toute première console de salon portable. Et il ne s'agit pas d'un streaming qui s'éteint au premier mur de la salle de bain, non, mais d'une 3DS ou une Vita avec les graphismes d'une Wii U boostée, transportable partout. Alors à 300-350 € la nouvelle technologie, nous ne savons pas si c'est trop cher... on est juste excité à l'idée de poursuivre notre partie de Zelda dans l'avion, le train, partout en fait.
Un peu de concret !
Ce qu'il faut retenir aujourd'hui, c'est que nous avons eu la chance d'essayer une dizaine de jeux et pas des moindres : Zelda Breath of the Wild, Arms, Splatoon 2, Mario Kart 8 Deluxe, Fast RMX ou encore Just Dance 2017.
L'occasion de balayer la première crainte du moment : il n'y a aucun problème avec la prise en main (en mode deux Joy-Con attachés à un support central). La position des doigts rappelle même l'ergonomie fantastique du pad Xbox One.
Vous pouvez ensuite déclipser les deux Joy-Con du support pour les tenir telles deux télécommandes indépendantes (avec capteur de mouvement intégré), les utiliser à l'horizontale pour les transformer en petits pads de poche pour une partie en coopération (chaque joueur en tient un), ou les insérer à gauche et à droite de la console pour basculer en mode portable.
En fait, plus qu'une console de salon portable, la Nintendo Switch est un couteau suisse technologique. Et cette année, Nintendo a même prévu une touche pour prendre vos propres captures d'écran, l'équivalent de la fonction Share sur PS4 ou du « J'appuie deux fois sur le bouton central du pad puis sur Y car c'est super pratique » de la Xbox One.
Confort court mais réel
L'écran de la Switch est un bijou. Lors de notre match multijoueur sur Splatoon 2, les couleurs explosaient à l'écran et l'action était parfaitement fluide.
Sur Zelda, le jeu était même plus convainquant sur l'écran de la Switch que la télévision HD (meilleure stabilité, meilleurs contrastes). Notez qu'il s'agissait d'une vieille version datant de l'E3, le jeu a donc logiquement évolué depuis.
Nintendo a tout de même fait retomber la sauce en annonçant une autonomie de trois heures en mode nomade. Il faudra donc voyager rapide ou sortir le chargeur USB pour continuer sa partie dans l'avion ou le train.
Premiers problèmes
Alors bien évidemment, tout n'est pas rose avec la Switch. Nous n'évoquerons pas le prix des accessoires qui n'a pas été confirmé par Nintendo (on évoque tout de même un pad à 80 € !), mais sachez qu'il vous faudra un abonnement pour jouer en ligne - à partir du mois d'octobre -, le prix reste à définir.
Cet abonnement vous donnera accès à un jeu gratuit tous les mois du catalogue NES ou Super NES, mais qui disparaîtra à la fin du mois (vous devrez l'acheter pour continuer votre partie).
Le chat vocal est bien prévu, mais sur votre smartphone avec une application dédiée, ce qui est tout sauf pratique.
Et le support central offert avec la console ne permet pas de recharger les Joy-Con, il faudra acheter un autre modèle ou recharger les manettes en les connectant à la Switch directement.
Des choix qui renvoient à la politique marketing de Nintendo « pas de petits profits », comme le prouve toujours cette bonne vieille 3DS vendue sans chargeur.
Un avenir rassurant
Plus de 80 jeux sont actuellement en préparation dont Super Mario Odyssey (dans l'esprit de Super Mario 64, comprenez une aventure en décor ouvert).
La conférence japonaise a aussi annoncé les sorties de Xenoblade Chronicles 2, Dragon Quest X / XI et la compilation regroupant les deux épisodes annexes Heroes, un Fire Emblem Musou (un modèle Dynasty Warriors), et Suda 51 travaille sur la suite de No More Heroes.
Et de son côté, le président de la branche américaine, Reggie Fils-Aimé, a sous-entendu que nous aurons des nouvelles d'un nouveau Metroid dans le courant de l'année.
On peut donc dire que la Switch a plus d'ambition que son aîné. La seule énigme concerne les éditeurs tiers, car seules les ventes de la console détermineront si ces derniers s'y intéresseront encore, une fois les Skyrim, NBA 2K18 et autres Rayman Legends "Enième Edition" sortis.
Bref, la Wii U est enfin sortie de sa longue période d'Early Access, son nom définitif « Switch » lui va à ravir, et elle a enfin ajouté les idées de la première Wii (les deux Joy-Con et des mini-jeux à partager en famille).
La balle est désormais dans le camp de Nintendo et dans votre portefeuille. Alors si vous hésitez encore, regardez en boucle le fabuleux trailer du prochain Zelda. Car pour nous, c'est "Day one !" comme disent les joueurs.