Alors que nous cumulions nos heures sur la bêta, toujours conquis par le rythme des matchs, l'esthétique évidente des héros, l'idée d'un gameplay unique par personnage pour assurer la diversité, une seule question se posait : est-ce que les joueurs adhéreront à la formule ? Sachant que le coût du jeu posait débat, à l'heure où le monde pensait que Blizzard allait sortir un free to play. Un mois pile après sa sortie, les chiffres ont parlé et avec dix millions de joueurs connectés (dont sept en une seule semaine), l'éditeur n'a plus à s'inquiéter : Overwatch rejoint le launcher de Blizzard avec fierté, parfaitement blotti entre le MMO le plus joué, le hack'n slash le plus plébiscité, le jeu de cartes le plus populaire, le STR le plus respecté et le MOBA qui continue de grimper. Ce qui énerve une partie de la communauté qui ne comprend pas cette hype mais il faut bien le reconnaître, Blizzard connaît son job.
Hello mon chou, la cavalerie est arrivée
Un mois de multi, c'est déjà suffisant pour faire un premier bilan... et constater qu'un unique mode de jeu ne pose aucun problème. Le joueur avait peur au début, lui qui achète pourtant chaque année le nouveau Call of Duty et se contente de lancer le même mode Team Deathmatch, ou achète Star Wars Battlefront et son florilège de modes pour au final, l'abandonner deux semaines après. Un mode comme dix n'est pas un problème, seul le gameplay compte et Overwatch n'a pas de problème de ce côté là.
Meurs, meurs, meurs !
Un mois de multi, c'est aussi suffisant pour pester sur les différents équilibrages, et certaines choses nous agacent chaque jour devant l'écran. On pense à la grenade flash de McCree suivi de son tir en rafale qui détruit un joueur en deux secondes. Côté tank, nous avons une pensée pour D.Va qui a sans doute l'Ultime le plus inutile du jeu. Car le temps que son mecha explose, les six joueurs peuvent se boire un café tranquillement avant de changer de position pour éviter son souffle.
On pourrait en vouloir à Faucheur et cette capacité à tuer une équipe entière en appuyant sur une touche, mais on préfère se lamenter sur Hanzo et cette manie de viser le pied de l'adversaire pour toucher sa tête. Et puis on aime Pharah, mais on l'aimera encore plus lorsque Blizzard considérera un lance-roquettes comme plus puissant qu'un revolver. En attendant, son arme chatouille une Mei, le souffle des roquettes n'inquiète même pas une Tracer, mais elle est jolie. Alors bien évidemment on exagère car l'équilibrage est plutôt bon, et le réel problème (God Tiers McCree) sera corrigé dans la prochaine grosse mise à jour.
Attention ! Ça va péter !
Si les joueurs consoles peuvent lier leur compte Battle.net, c'est uniquement pour envoyer les bonus de l'édition Origins sur PC (la mascotte dans WOW, les portraits dans StarCraft II, etc). Nous avons les deux versions et malheureusement, notre niveau 47 PS4 et les objets débloqués ne sont pas compatibles avec le jeu PC. Les différences sont légères mais étonnantes (hormis la finesse assez flagrante quand on les met côte à côte). Sur PC par exemple, le joueur peut noter la partie en plus du meilleur joueur du match.
On ne comprend pas l'utilité de marquer si le match était bien, moyen ou nul, mais l'option est proposée. Le jeu est plus rapide aussi, l'héritage clavier-souris, il suffit de jouer un personnage offensif pour s'en rendre compte. Fatale est plus précise sur PC et Tracer est encore plus infernale. Mais le plus pratique concerne le clavier car il est possible à tout moment d'indiquer à son équipe de rejoindre le point A car il est grand temps de défendre. Sur consoles, personne ne parle dans le micro et la plupart aime se promener pour visiter le décor. Le revers sur PC, c'est que certains se prennent pour des tacticiens e-sport, insultant tous ceux qui ne prennent pas le héros adéquat. Et attention si vous perdez la partie, car c'est généralement parce que vous ne les avez pas écouté, même s'ils n'ont rien fait du match.
Que la paix soit avec vous
Toujours tourné vers l'avenir, Blizzard prépare de nouvelles choses. Le mode compétitif arrive dans les prochains jours et se déroulera par saison de trois mois. Un laps de temps qui vous permettra de briller dans les classements avec votre équipe... ou au contraire de perdre des grades, même si ce n'est pas le cas sur la bêta actuelle. Les meilleurs joueurs à la fin de la saison seront récompensés par des skins inédites, des armes dorées pour se la raconter en match public ensuite.
Parmi les plans étudiés, il y a celui du cross-plateform pour permettre aux joueurs PS4 et Xbox One de croiser le fer. Et bien entendu, de nouveaux héros et arènes sont à l'étude. Bref, Overwatch a un mois et tout se déroule dans le meilleur des mondes.