Inutile de refaire le parcours terrible de Homefront The Revolution que nous avions déjà évoqué durant notre test, le 18 mai dernier. En revanche, maintenant que nous sommes retournés sur la dernière version et avons terminé le solo, il est utile de remettre les pendules à l'heure. Non, Homefront The Revolution n'est toujours pas le cousin urbain de Far Cry 4, il lui manque le génie. Oui, il a enfin les arguments et la stabilité pour mériter votre attention... notamment vu son tarif neuf plus acceptable de 30 € sur PC et un peu moins de 40 € sur PS4 et Xbox One.
Ce qui change
Sur PC, à peu près tout en fait, et ça commence par une stabilité revue et corrigée. Le Homefront The Revolution d'hier qui tournait mal sur des configurations aisées, tourne désormais à 60 fps en Très élevée avec notre GTX 970 (et non à 28-30 fps en moyen comme à son lancement). Et pour ceux qui jouent en 2560x1080 (les joies du 21/9), le constat est identique mais avec de très rares chutes durant les gros conflits, on peut donc enfin évoquer le jeu stable.
Le studio avait déjà gommé quelques bugs avec le précédent gros patch en juin dernier, mais a corrigé aussi les trophées / succès (PC, One, PS4) capricieux comme celui de finir le jeu en mode Survie ou celui de tuer les ennemis avec toutes les armes et gadgets du jeu. Vous n'êtes donc plus qu'à quelques mètres des 100%. Enfin, Deep Silver a ajouté deux nouvelles cartes en mode Résistance et un peu de confort en permettant de retirer des éléments du HUD (des infos à l'écran) pour plus d'immersion.
Ce qui ne change pas
Bien entendu, un patch n'améliore pas les soucis du jeu. Homefront The Revolution n'est donc pas plus beau et tourne toujours sur le moteur du premier Crysis (sans les mods alléchants de la communauté). Contrairement à une production Ubisoft, le jeu étale toujours son contenu maladroitement sur la carte sans s'inquiéter de la redondance des situations. Vous allez donc toujours libérer soixante-neuf quartiers de la ville et généralement de la même manière... en rentrant dans le lard avec vos armes améliorées et le hacking d'un tank pour décupler votre force de frappe.
Et Deep Silver n'en a pas profité pour retravailler l'IA. Il faudra donc accepter d'infiltrer certains lieux avec un ennemi capable de vous voir dans le noir à deux-cent mètres. Mais soit ! Le jeu est enfin jouable, stable, et permet d'apprécier son ambiance, son décor et le feeling de participer à quelque chose de grand. Pas au niveau du scénario basique au possible, mais dans l'idée que l'on se fait d'être un résistant et le sauveur d'un peuple opprimé. Vous avez donc notre feu vert pour craquer.