Pourquoi aller sur la Lune quand on peut voyager à travers le temps et arpenter les tranchées de 14-18 en sécurité dans son salon ? DICE, sans doute lassé de suivre son adversaire de toujours, a choisi donc de revenir en arrière, de revoir complètement son arsenal et nous proposer une guerre plus sale, plus musclée, plus cruelle. Battlefield 1 arrive le 21 octobre 2016 et rassure son public en une simple bêta, la licence n'a jamais été aussi en forme !
Désert de Sinaï
Pourtant, le choix n'était pas bien large avec un seul et unique environnement pour se familiariser avec la bête. On peut même dire que DICE a pris des risques vu la grande étendue désertique favorable aux snipers (eh oui ! Déjà en 14-18). Mais cela permet aussi de revoir complètement sa tactique, d'inviter l'infanterie au sol à garder position dans les bâtiments et de ne rejoindre le point opposé qu'à l'aide d'un blindé, voire d'un cheval en contournant la ligne ennemie... ou d'attendre la tempête pour traverser en rampant (le kif total !).
La carte en elle-même se révèle donc très stratégique et chaque point à défendre, très différents les uns des autres. Bref, on parle déjà d'une map fantastique et neuf autres attendent toujours sagement le lancement. D'ailleurs, Electronic Arts a confirmé que le jeu proposerait quatorze nouveaux décors par la suite, tous réunis dans l'inévitable Season Pass à 50 €, ou dans le langage BF, le Premium.
Deux classiques
Au niveau des modes, DICE n'a pris aucun risque en ne proposant que les deux grandes réussites de la licence en multijoueurs, Conquête et Ruée. Cette dernière était d'ailleurs la grande absente de Battlefield Hardline, mais les fans pouvaient se consoler avec un mode quasi similaire (mais moins efficace), Heist. Et on peut vous dire que les retrouvailles avec la Ruée n'ont pas été de tout repos. Car il s'agit toujours de capturer deux points, puis deux autres, et ainsi de suite jusqu'à dix, mais avec une organisation quasi parfaite en attaque.
Les joueurs n'étant pas encore au point, ce mode pouvait se transformer en expérience absolument détestable. Alors sur la bêta, on a préféré rester sagement en mode Conquête, bien plus accessible quand on ne joue pas en équipe. Et pas de panique, la version finale de Battlefield 1 totalisera huit modes dont le Team Deathmatch ou d'autres classiques de la licence, Domination et la Supériorité Aérienne. Là encore, le Premium devrait se charger de rajouter les modes supplémentaires au fil des mois et rejoindre les quinze modes de Battlefield 4.
La redécouverte
Tout l'intérêt de revenir en 14-18, c'est aussi de changer d'arsenal, de compatir aussi avec nos grands-pères, notamment les supports qui devaient se battre avec le Lewis Gun dont la visée est effroyablement nulle. On plaint aussi les cavaliers dont les chances de survie face à un fusil automatique était bien basse. Battlefield 1 change donc les règles et il faudra un petit temps d'adaptation. Mais on apprécie la lunette des snipers qui brillent au loin pour indiquer leur position.
L'aspect peu pratique de la bêta concerne malheureusement l'achat des armes, qui n'est pas clair pour tout le monde. Car vous gagnez des sous et des points de classes, mais il faut rejoindre le site officiel du jeu et acheter vos armes directement dessus. On espère que cela changera sur la version définitive. Qu'à cela ne tienne, ce court rendez-vous avec la bête nous a rassuré, et principalement sur PC où la visée ne permet pas des tirs improbables. Ici, on ne tire pas au pif et les corps n'ont pas d'aimant à balles greffé sur l'arrière du crâne contrairement à la version console. Techniquement en revanche, le jeu se tient sur les trois plateformes et la résolution légèrement inférieure de l'édition Xbox One n'est pas flagrante une fois la partie lancée. On se rassure donc, DICE est là et en grande forme.