Gears of War est l'une des plus belles réussites de l'ère 360. Un jeu qui aura réussi à faire céder de nombreux adeptes de Sony, frustrés de ne pas goûter au fruit parfaitement résolu. Et cet amour inébranlable, il ne le doit pas qu'à ses graphismes incroyables, qui mettaient le doute chez le spectateur : « est-ce une cinématique ou le moteur du jeu ? ». Mais aussi à cette prise en main sans faille, cette action parfaitement rythmée et son arsenal de satisfaction massive. Gears of War était LE jeu d'action à la troisième personne par excellence. Et voilà qu'il signe son grand retour sur One pour s'épanouir totalement. Reste à savoir si la recette fonctionne toujours autant en 2015.
Toi + Moi... et ma tronçonneuse
Dès la première mission, le constat demeure : en 2015 et en dépit de nombreuses démonstrations techniques, Gears of War est beau. Ce n'est plus la claque de l'époque, mais The Coalition réalise un travail de remasterisation exemplaire, les développeurs d'origine (Epic Games) peuvent être fiers. Le jeu conserve toujours ce déplacement lourd, adapté au physique imposant de Marcus, mais sensibilise la visée. Un temps d'adaptation est nécessaire pour s'adapter à la rapidité de la caméra, mais le confort est total.
Le solo n'a pas changé et sa durée de vie n'excède pas les dix heures pour la première visite. Mais Gears of War se rejoue, en coopération si possible (locale ou en ligne), et dans les difficultés supérieures pour débloquer tous les bonus du jeu. Et que les plus hardcore d'entre vous se rassurent, le challenge est bien là ! Bien entendu, le gros de votre temps de jeu sera consacré au multijoueur. Une expérience différente de Call of Duty ou Battlefield, et assurément très tactique en dépit des apparences. Pensez d'ailleurs à sortir le fusil à pompe pour contrer l'attaque aimantée de cette satanée tronçonneuse... Vous comprendrez bien vite !