Pour beaucoup de joueurs, tenter un nouvel MMO c’est trouver « l’après World of Warcraft ». Ce jeu sur lequel nous avons dépassé les cinq mille heures de jeu. A décimer des ours, des lapins, des worgs, des drakes. A retourner voir chaque semaine cette pauvre Onyxia dans son antre en solo, espérant looter sa monture. Comme si le boss terrifiant d’hier, était devenu le « trash mob » de demain. World of Warcraft a su transformer le genre obscur du MMO en phénomène culturel. Tout le monde y joue ou y a joué. Alors lorsque la lassitude guette, le joueur s’interroge : « je joue à quoi maintenant ? ». Et généralement, la même conclusion revient après une pause de quelques mois : « j’y retourne ! ». Pourtant, ce ne sont pas les prétendants qui manquent. Beaucoup ont tenté de vous attirer sur leurs serveurs. Ils s’appellent Star Wars, TERA, Aion, Wildstar ou The Elder Scrolls. Et si chacun a des atouts (et de sérieuses lacunes), nous avons un chouchou.
A Realm Reborn
Car finalement, la meilleure façon de vous détourner de WOW, c’est sans doute de goûter à quelque chose de différent. Et Square Enix y est parvenu. Avec A Realm Reborn, sorti le 23 juin 2013, le joueur découvre le MMO ultra scénarisé. Il a l’impression de jouer à un Final Fantasy classique en solo. Mais en groupant ou discutant avec d’autres joueurs. Les cinématiques sont nombreuses, les dialogues aussi. Mais il prend plaisir à les suivre. Contrairement à WOW où il se contentait de zapper les informations de quête pour se concentrer sur l’objectif interminable : récupérer X peaux de yéti à Winterspring. Le combat est différent aussi. La position dans l’espace est importante. Certaines attaques sont plus efficaces de dos ou sur le côté. Et il doit désormais activer ses compétences dans un ordre précis pour effectuer des combos. Les métiers ont une place majeure et ressemblent plus à des classes annexes. Le joueur monte de niveau en fabriquant des objets et doit sélectionner le bon équipement pour être plus efficace. Mais le réel attrait, c’est surtout de ne jouer qu’un seul avatar. Dans FFXIV, un même avatar peut incarner tous les jobs du jeu et apprendre tous les métiers. Et comme dans un Final Fantasy Tactics, les jobs de départ vont de paire pour accéder à des classes avancées. Il choisit ainsi de monter Pugiliste niveau 30 et Arme d’Hast niveau 15 pour débloquer le job Moine. C’est ainsi que Square Enix réussit à créer quelque chose de neuf, d’ambitieux et excitant sur la durée. Face à World of Warcraft, on regrette sans doute le décor. Car si le jeu propose de nombreuses zones, tout est séparé par des chargements. Contrairement au jeu de Blizzard qui avait réussi, pour chaque continent, à rendre les zones complètement ouvertes. Mais ce que l’on perd en liberté, on le gagne en confort visuel. Car Final Fantasy XIV est particulièrement beau ! Et après deux ans d’existence, la communauté est ultra fidèle en dépit de son abonnement payant. Un gage de qualité. Son succès s’est d’ailleurs confirmé avec la sortie le mois dernier de l’extension Heavensward. Que nous évoquerons dans la prochaine partie avec notre avis sur la version consoles !