Sorti en 2012 en Europe, TERA n'est pas ce qu'on appelle une antiquité du MMORPG mais sa proposition ne nous avait pas emballé à l'époque. On peut même avouer que c'est à reculons que nous l'avons réinstallé la semaine dernière pour redécouvrir son décor. Il faut dire que le genre ne manque pas d'adeptes, notamment dans sa catégorie Free to Play. Et entre la liberté et la plastique de Black Desert Online et le combat fou de Blade & Soul, TERA a beau être le précurseur d'une action libre dans le MMORPG (on attaque en temps réel), on a trouvé plus motivant aujourd'hui. Mais sur PS4 et Xbox One en revanche, la bataille n'est pas la même. The Elder Scrolls Online a étonnamment quelques adeptes, les joueurs de Final Fantasy XIV continuent de payer leur abonnement mensuel et le F2P se résume à Dungeon & Dragons : Neverwinter et DC Universe Online. La concurrence est donc plus saine car inexistante mais ce n'est pas une raison pour valider tout et n'importe quoi.
TERA en 2012
Contrairement à Blade & Soul, TERA n'a pas trop tardé à rejoindre nos terres occidentales, une année et quelques mois après la sortie coréenne. À son époque, le MMORPG était dominé par World of Warcraft et son cahier des charges très précis. Avec son décor étriqué (pourtant bien plus large que celui de Blade & Soul et Aion, mais pour l'époque il paraissait petit), TERA perdait cette liberté propre au jeu de Blizzard. Il n'y avait pas non plus la notion de factions, les jobs n'avaient rien de très excitants et le scénario manquait d'épique, avec un point de départ catégorie «il en fallait bien un» mal rythmé.
TERA en 2016
La première chose qui frappe en 2016, c'est sa technique. On sent le poids des ans lors de la création de notre avatar avec une résolution des visages inférieure aux derniers standards, mais une fois sur la carte, rien ne choque. Il est même encore gourmand le bougre lorsqu'il s'agit de se promener dans Velika, la capitale, avec une communauté Fr encore bien présente. À priori, les joueurs PVP ont fui sur les serveurs américains mais pour le PVE, les curieux croisent encore du beau monde. Premier bon point, TERA a encore fière allure !
Un réel confort
Mais le premier choc s'effectue dès le menu. La sélection des classes est bien plus agréable avec un tutoriel et de courtes vidéos pour capter les forces et faiblesses de chacune d'elle. TERA en 2016, c'est sept races différentes et onze classes + une douzième ajoutée la semaine dernière (24 mai 2016), Ninja, réservée aux Elins ! Une fois le ou les avatars créés, un deuxième menu affiche jusqu'à huit compagnons dans un décor en situation (ils marchent). Ce n'est pas utile mais le rendu est top et permet d'apprécier son harem.
En jeu, on constate que les développeurs ont ajouté d'innombrables tutoriels pour accompagner les nouveaux venus. Et c'est utile vu la refonte totale des métiers, la gestion des enchantements et des runes ou des compétences. Et puis on est agréablement surpris par la toute nouvelle zone de départ, l'île Marchepierre, qui met enfin le joueur en situation. Le prologue est court mais bien mieux rythmé / narré, le joueur comprend un peu mieux l'enjeu une fois qu'il débarque dans la capitale.
Le meilleur Free to Play ?
Alors on ne s'emballe pas, c'est une question plus qu'un constat car nous n'avons pas les mille heures de jeu au compteur pour l'affirmer. Mais TERA a le confort d'un MMORPG de 2012 (notamment au niveau des skins différentes lootées, on est loin du mono-équipement gratuit de Black Desert Online) qui tente de s'affirmer en terrain hostile. Il a aussi un décor finalement bien plus ouvert que celui des MMO récents et que l'on arpente avec une monture terrestre dès le niveau 1.
Et son combat se révèle toujours très dynamique, mais peut-être trop simple avec un système de combo qui fait passer celui de Blade & Soul pour du Guilty Gear Xrd. Ici, vous lancez une première attaque et activez les suivantes en appuyant sur Espace. D'ailleurs pour son adaptation consoles, il y a encore un effort à faire au niveau de la prise en main au pad. Car si tout répond assez bien, l'interface à l'analogique n'a rien de pratique, on a été habitué à bien mieux, notamment avec Final Fantasy XIV. Et les classes à distance ne sont pas les plus agréables à jouer vu qu'il faut lâcher l'analogique à chaque compétence. Après tout, il ne s'agit «que» de la caméra !
Alors on attend
TERA a su évoluer avec intelligence. Sa présence sur PS4 et Xbox One est un sacré plus pour les amoureux du MMORPG qui découvriront des classes très dynamiques (l'Artilleuse !) et un jeu plutôt généreux en bonus, du boost d'XP doublé pendant trois heures à la monture gratuite (ou des vêtements très équivoques). La boutique n'est d'ailleurs pas en reste avec de nombreuses skins disponibles et dont les tarifs sont plus élevés que ceux de la boutique US mais bien plus accessibles que ceux de Black Desert Online. Bref, vous pouvez guetter la date de sortie, TERA arrive sur consoles et il est intégralement en français !