Diablo III, World of Warcraft, StarCraft 2, Hearthstone, Heroes of the Storm, le launcher de Blizzard est un musée dédié au Triple A. Et il ne manquait plus qu'un FPS pour compléter sa collection. À l'état de bêta fermée, Overwatch se laisse amadouer depuis quelques jours et affiche déjà les stigmates du chef d’œuvre. Ce constat, on le doit déjà à son look si particulier, si chiadé, assurant l'explosion de couleurs à l'écran sans besoin d'une machine de guerre pour le faire tourner, le label Blizzard. Il se démarque aussi par son casting de dix-huit combattants scindé en quatre groupes : tank, dps, sniper, healer.
Et il ne s'agit pas simplement d'apprécier l'idée d'un groupe équilibré de cinq héros sortis tout droit d'un RPG (un protecteur, un soigneur, trois attaquants), mais plutôt de constater que cette richesse permet à Overwatch d'intéresser tous les publics. De l'as de la visée qui trouvera son bonheur parmi les DPS, au joueur définitivement nul à Team Fortress 2 et tous ces FPS ultra nerveux, qui pourra briller aux commandes d'un soigneur.
Lequel choisir ?
Dans Overwatch, un héros ne ressemble à aucun autre. La starlette Tracer ne court pas, elle se téléporte jusqu'à trois fois (avant un temps de recharge) dans la direction de votre choix, remonte le temps pour éviter une mort certaine ou pose une bombe au sol aux dégâts massifs. Ange ne court pas non plus, elle se projette vers un joueur ciblé et utilise un bâton qui peut soigner une cible sur la durée ou renforcer ses dégâts. Son ultime chargé, propre à chaque combattant, ressuscite un allié mort au combat. Lùcio, l'autre soigneur, court sur les murs et soigne en tirant sur sa cible. Mais il peut changer de musique dans ses écouteurs pour accélérer la vitesse de déplacement de son groupe au lieu de soigner. Reinhardt quant à lui, est un protecteur de choc. Son bouclier protège tous ceux planqués derrière et que personne n'ose s'approcher de lui, sinon c'est le coup de massue dans la tronche.
Vous l'aurez donc compris, Overwatch ne se contente pas d'une esthétique géniale, il propose autant de héros que de gameplays différents. Et tout cela mis bout à bout crée le FPS multi le plus sexy, le plus nerveux et le mieux pensé pour un large public. Un coup de génie qui mérite un dernier détail pour mettre tout le monde d'accord : un système d'XP. Non pas pour changer l'équilibre de la partie, mais pour convaincre le joueur de relancer des matchs car il sait qu'il va bientôt débloquer quelque chose. Si Blizzard ajoute cette feature, alors Overwatch aura tout pour devenir votre prochaine drogue dure. Et une drogue qui a 90% de chances d’atterrir sur PS4 et Xbox One !