Si vous nous aviez demandé un avis sur Dying Light à sa sortie en janvier 2015... nous ne vous aurions pas répondu grand chose puisque le site n'existait pas ! Mais cela ne nous a pas empêché, dès notre lancement en juin 2015, à proposer aux retardataires un avis furtif car Dying Light est à la fois le plus grand défouloir sorti sur cette génération et le meilleur jeu de zombies tout support confondu. La suite spirituelle, logique et fantastique de Dead Island, l'ancien bébé de Techland adopté par Yager (et qui ne va pas très bien). Alors l'idée de retourner sur le jeu en février 2016 nous a à la fois emballé et étonné. Emballé car... c'est Dying Light ! Et notre héros niveau max avait besoin de se dégourdir les jambes. Mais étonné aussi car sortir un DLC un an après, sachant que la majorité des joueurs consoles revendent leurs jeux, c'est un risque. Techland aurait dû songer au Stand Alone, à l'instar de Wolfenstein : The Old Blood, pour attirer plus de curieux. Sachez donc que The Following est accessible uniquement à tous ceux qui possèdent encore le jeu d'origine. Forcément, ça réduit les cibles.
La nouvelle proposition
Ambitieux, le studio Techland ne s'est pas contenté de recycler le vis-à-vis de Dying Light pour créer des missions annexes. The Following se déroule donc sur une nouvelle carte et qui plus est à la campagne, loin des deux décors urbains du jeu d'origine. Le revers de la médaille, ce que l'on gagne en originalité visuelle, on le perd en plaisir de jeu. Car Dying Light avait cette originalité de proposer du massacre de zombies avec un système de parkour.
Le joueur sautait ainsi de building en building et jetait son grappin pour rejoindre les toits. C'était ultra jouable, dynamique, et le feeling faisait penser à du Mirror's Edge gore. Le nouveau décor de The Following quant à lui est plat. Vous allez courir partout, décimer du zombie par pack de trente avec vos armes à durée de vie limitée, mais la proposition se révèle bien plus classique qu'auparavant.
Une variante envahissante
Alors pour remédier à l'absence de parkour vertigineux, Techland a eu l'idée de rajouter un buggy, que le joueur pourra customiser à sa guise et utiliser pour visiter ce nouveau paysage immense. La conduite est irréprochable, le zombie se laisse gentiment rouler dessus, mais cela ne remplace pas l'originalité du jeu principal. Plus embêtant encore, l'ajout d'un buggy fait que Techland a éparpillé les missions du jeu à différents endroits éloignés et si possible le plus opposé possible du point de départ de la quête, pour le rentabiliser. Un peu comme dans le méconnu Batman Arkham Knight et sa Batmobile, le studio a créé un véhicule et compte bien vous en faire profiter !
Bien mais...
Dans les faits, The Following est une chouette proposition mais ne mérite sans doute pas que l'on rachète le jeu de base pour la découvrir. Techland évoquait la dizaine d'heures de jeu, et effectivement il n'en faut pas plus pour se débarrasser de son contenu principal ainsi que des différents succès / trophées. Vous pouvez ensuite continuer à rouler sur ce beau monde pendant quarante heures, ou en passer une centaine à marcher à pieds (oui, c'est absurde), mais n'imaginez surtout pas l'extension comme un tout nouveau jeu.
C'est un contenu intéressant qui sort malheureusement un an trop tard et dont la nouvelle proposition, aussi agréable soit-elle, trahit finalement l'intelligence et l'originalité de sa source d'inspiration. Notre conseil Jouons Futé du jour : si vous ne connaissez pas Dying Light, achetez l'édition regroupant le jeu de base et cette extension sans hésiter. Si vous l'avez déjà revendu, vous pouvez sans doute garder vos sous pour acheter autre chose... surtout que mars et avril vont enchaîner les sorties.