Gameloft, autre acteur majeur de la scène smartphone au côté de Supercell, a eu la bonne idée de sortir un jeu de gestion autour d'un univers qui parle au plus grand nombre, Disney. Vos employés s'appellent Mickey, Donald, Woody ou Pat, et votre parc, de prime abord étroit, va petit à petit ressembler à un lieu qui fait fantasmer des millions d'enfants chaque année... et traumatisent les habitants de Marne la Vallée : Disneyland Paris !
Un cahier très basique
La bonne idée évoquée juste au-dessus, c'est la licence prestigieuse qui pardonne bien des défauts. En choisissant Disney, Gameloft assure ses téléchargements, du fan curieux au parent qui imagine avoir trouvé de quoi occuper son enfant une heure, le temps de couper Gulli pour voir son épisode de Daredevil. Malheureusement, il va vite déchanter en découvrant un jeu inadapté aux plus jeunes. Disney Magic Kingdoms est un jeu de gestion catégorie smartphone, il n'y a pas grand chose à gérer, la moindre action inclut un temps d'attente relativement long (à moins de payer) et l'enfant s'ennuie ferme.
It's a small small world
Une fois le charme Disney estompé, Magic Kingdom est un copier-coller de tous ces jeux de gestion qui pullulent sur le store iOS et Android. Chaque jour, le joueur récupère une récompense qui va de la gemme (pour accélérer les constructions) à la fiole bleue pour construire, en passant par quelques personnages bonus. Il lance ensuite ses quêtes pour débloquer des ressources avant de refermer son téléphone le temps que toutes ses tâches se terminent. Et on lui déconseille de visiter la boutique tant les tarifs pratiqués sont exorbitants : 1000 fioles = 100 gemmes = 5 € = une construction. Alors vu comme ça, forcément, le titre de Gameloft ne fait pas rêver ! Mais...
Disney est dans la place
Tout l'intérêt d'une grosse licence, c'est de gommer la redondance d'un concept en appâtant le spectateur avec son environnement favori. Ici, le joueur ne construit pas une maison lambda, mais une grande roue non loin du château de la Belle au Bois Dormant. Il n'agrandit pas son parc en effectuant des travaux, mais retire la malédiction de Maléfique avec l'aide de Merlin pour permettre à Woody d'ouvrir son canyon. C'est donc cette nuance extraordinaire qui transforme un jeu commun en application chronophage que vous lancerez toutes les trois heures, en alternance avec Clash Royale et Hearthstone évidemment, pour vérifier que tout se déroule bien et que les enfants s'amusent. Au niveau des regrets, on aurait souhaité que Gameloft sorte le chéquier ou convainc Disney de balancer toutes les musiques qui ont bercé notre enfance, pas simplement des extraits de cinq secondes. On aurait souhaité un dé-zoom réel pour voir en un clin d’œil, la totalité de son parc. Et on aurait adoré un peu plus de réalisme dans les tarifs pratiqués, qu'il s'agisse de la monnaie réelle ou celle du jeu. Car dans les deux cas, tout coûte beaucoup trop cher ! Allez Gameloft, un petit patch pour corriger tout ça ?