La Corée, l'autre pays du MMO, se décide enfin à lâcher ses starlettes locales en Europe. Nous avions parlé de Blade & Soul le mois dernier, aujourd'hui nous abordons le très gourmand / sexy / défoulant Black Desert Online. Que l'on pourrait limite appeler TERA2 tant les ressemblances avec le Free to Play de Bluehole Studio sont frappantes. Avant toute chose, sachez que vous n'aurez aucun abonnement mensuel, uniquement le jeu de base à acheter (le prix des packs débute à 30 € et peut atteindre 100 € pour le pack du Conquérant qui lâche plus de bonus en jeu...).
D'autres transactions sont possibles mais concernent généralement des éléments visuels ou du gain de temps. Il est même possible de revendre ces objets uniques à l'hôtel des ventes pour gagner de l'argent virtuel très rapidement. Malheureusement, l'inquiétude du Pay to Win est palpable tant il est simple de sortir la carte bleue pour améliorer son équipement. À voir si l'équilibre est conservé pour un joueur qui se contente du contenu proposé dans le jeu.
Un départ flamboyant
Le premier contact avec Black Desert Online est divin, on peut féliciter le studio pour sa création d'avatar simple, accessible et ultra complète. On bouge le curseur sur différentes parties du visage pour le modifier, de l'arête nasale à la longueur des différentes mèches de cheveux. Bioware (Mass Effect) nous a déjà habitué à des créations minutieuses, comme Bethesda (Fallout 4), mais le résultat final de Black Desert Online est toujours sublime.
Puis il y a l'envers du décor, le «gender lock». Ce doux nom signifie tout simplement que les neuf classes prévues (dont six accessibles sur la bêta) ont un sexe imposé. Vous ne pourrez pas jouer une Guerrière ou un Sorcier. Résultat, vu la variété des skins de départ, les joueurs ont tendance à tous se ressembler.
Système de combat
Black Desert Online utilise une action en temps réel. Vous pouvez activer vos différentes techniques avec les raccourcis du clavier ou utiliser des combinaisons (direction + clic souris). Nous avons choisi la classe Tamer pour cette bêta (un style de combat qui se rapproche de celui du Moine, avec un familier en plus qui se bat à vos côtés et sert de monture pour les déplacements rapides) et il faut bien l'admettre, c'est ultra dynamique ! Esquive, coup rapide, projection de l'adversaire en l'air, sort de zone pour toucher plusieurs cibles, combo de dix coups...
Black Desert Online a des airs de jeu de baston / beat them all mais dans un univers partagé avec des dizaines de joueurs à l'écran. D'ailleurs, le monde est gigantesque et n'est pas entrecoupé d'écrans de chargement pour changer de zone à l'instar de Final Fantasy XIV. En revanche, comme Guild Wars 2, ces zones restreignent le nombre maximal de joueurs. Pas de panique, les villages sont bien peuplés, vous ne vous sentirez pas seul pour autant.
Premier feeling
La bêta s'est achevée et le résultat est plutôt convaincant. Le joueur est éreinté par le contenu pharaonique du jeu, entre quêtes principales et annexes, quêtes de classe, housing pour construire son chez-soi et les différents métiers. Il est aussi perturbé par la variété des quêtes qui, comme à la grande habitude du MMO coréen, se concentre beaucoup trop sur le bashing. Vous tuez des monstres, beaucoup trop de monstres... Mais la beauté de l'environnement l'encourage à visiter les nombreuses zones, tout en pleurant lorsqu'il croise d'autres joueurs qui n'hésitent pas à abuser du PVP sauvage pour le martyriser si son équipement n'est pas à la pointe.
Mais c'est aussi ce qui fait le charme du MMO... il vous suffit ensuite d'intégrer une guilde puis de rouler sur le camp adverse pour venger cet affront. On vous prévient d'ailleurs, le jeu est surtout axé PVP. Le PVE est présent, mais ne nourrit pas encore les amateurs de raids et boss retors. Concrètement, nous n'avons rien vu qui soit capable de titiller le rouleau compresseur World of Warcraft ou le concurrent Final Fantasy XIV Heavensward. Mais rien que pour son décor, son combat, la beauté de l'avatar et le modèle économique, la proposition est très intéressante.