Se faisant désormais appeler Victor Aupecle, de son nom de famille, l'ex-académicien a participé au NRJ Stream au micro d'Elliot. Dans l'intimité du studio, il est revenu sur sa construction queer ainsi que l'influence des liens amoureux sur la perception de son propre genre.
"Je m'étais perdu"
Le coming-out, c'est un sujet que Victor n'a pas de mal à mettre sur la table. Sans gêne, il raconte : "c'était fin lycée, quand j'ai commencé à me maquiller, après le bac. Je suis allé à Paris et c'est là où je me suis vraiment révélé, parce que je savais que je pouvais."
Or à l'adolescence, le jeune homme raconte avoir plutôt mal vécu les changements physiques du corps, notamment ceux qui le rendait plus masculin, comme la mue de sa voix ou la barbe. De là est venu son questionnement sur le genre, largement façonné par ses relations avec des hommes : "Avant la Star Ac, j'étais en kiff sur un mec qui aimait mon côté féminin. Je m'étais perdu, je m'étais dit qu'il fallait que je sois une femme pour qu'il m'aime", détaille-t-il.
Aujourd'hui, Victor explique fréquenter quelqu'un de "plutôt ouvert et déconstruit". Et cette relation semble l'aider : "Il n'a pas de projection sur moi mais je sais qu'il y a des mecs dans la communauté (LGBTQIA+ ndlr.) qui ont tendance à projeter l'envie que tu sois super féminin ou masculin."
Est-ce que Victiaan existe ?
Lors de la dernière du Star Ac Tour 2026 à Paris, le dimanche 28 juin, la proximité entre Victor et Bastiaan n'est pas passée inaperçue et pour cause : l'émotion était à son comble pour l'ultime représentation de leur duo sur "My Way" de Frank Sinatra qui a ouvert tous les shows de la tournée. "Il y a eu un câlin avec Bastiaan sur scène", raconte l'animateur, ce à quoi Victor répond : "C'était intense le dernier 'My Way'."
A la question "est-ce que Victiaan existe ?", Victor est pourtant catégorique. "D'une certaine manière, oui mais pas comme vous l'imaginez malheureusement", commente-t-il avant d'ajouter : "j'ai vécu des moments de fou avec Bastiaan, c'est toujours très intense et on a fait tellement de villes ensemble."