Tu pourrais nous parler de ton parcours ?
Après avoir obtenu mon Bac, je suis parti travailler aux Etats-Unis dans des bistrots et des restaurants : Washington, New-York, puis San Francisco où j’ai vécu 7 ans. Me suis éclaté, du pur bonheur.
Je suis revenu en France en 2009 avec ma femme et nos 2 enfants, aujourd’hui ils sont 3…
Ici je suis devenu commercial pour des entreprises de restauration (traiteurs).
Mais je crois que ça fait plus de 10 ans que je veux monter mon propre restaurant.
Alors justement, pourquoi un food truck ?
Parce qu’à Paris quand tu veux lancer un resto, faut prévoir un minima de 150 000€ rien que pour racheter le fond de commerce… Et puis j’ai vu que les Food Trucks commençaient à cartonner ici, c’était tentant.
Certaines formations sont-elles requises ?
Il y a la HACCP (hygiène et sécurité des aliments) qui est obligatoire. D’autres formations spécifiques sont nécessaires, notamment si tu veux vendre de l’alcool. Rien de compliqué. Faut juste savoir qu’une banque ne te suivra pas si t’as aucune expérience en cuisine.
As-tu bénéficié de certaines aides ?
D’abord il y a le site de l’APCE : une vraie mine d’or quand tu veux monter ta boîte, j’ai passé des heures là-dessus pour comprendre les mécanismes d’aides et de financements.
J’ai pu bénéficier du Nacre (nouvel accompagnement à la création ou la reprise d'entreprise) : ils m’ont aidé pour la constitution du dossier, l’obtention d’une garantie bancaire et d’un prêt à taux zéro, et assurent ensuite un suivi.
Faut-il prévoir un capital de départ ?
Tu peux trouver un food truck d’occasion à partir de 25.000€. Mais ça peut aller jusqu’à 80.000€. California JO m’a coûté environ 58.000€ en tout (camion, compta, montage financier, etc.).
Y a-t-il des aspects du métier peu connus, voire difficiles ?
Ça ne s’invente pas, savoir cuisiner chez soi ne suffit pas, il faut savoir gérer le stock, les matières premières… C’est une métier de passion : faut vraiment aimer ça parce que c’est dur, surtout quand on est seul.
Le plus difficile dans ce métier c’est de trouver des emplacements. Mais si tu es bien situé c’est le carton garanti.
Quel avenir pour California JO ?
Aujourd’hui j’arrive à servir jusqu’à 60 repas par jour. Mon but c’est d’augmenter mon chiffre d’affaires pour – d’ici 3 ans – obtenir une reconnaissance de la marque et transformer California JO en resto. Tout en gardant le camion. Un food truck c’est une bonne 1ère marche pour créer son resto quand tu n’as pas des 1000 et des 100.