Subir les conversations ou y participer ?
Hier une conversation ne dépassait pas la sphère privée, son impact en termes de bienfait ou de nuisance restait donc négligeable. Mais aujourd’hui, ces conversations sont relayées et amplifiées via les réseaux sociaux notamment. Les opinions (positives ou négatives) se propagent en quelques clics, façon bouche à oreilles dopé aux stéroïdes.
E-réputation et employabilité
Les recruteurs ne s’y trompent pas et mènent une veille active sur les réseaux sociaux. Avant un entretien, sachez que vous risquez même d’être « googlisé ». Une étude, Regionsjob datée de 2014 révèle que 48% des recruteurs effectuent des recherches en ligne sur les candidats.
Pourtant, selon un sondage récent (1), en France 31% des 18-34 ans ne se déclarent pas conscients des résultats d’une recherche portant sur leur nom.
Pour les 69% qui ont opéré des recherches sur leur propre nom, c’est la douche froide :
- 33% découvrent un profil qu’ils pensaient confidentiel
- 32% voient remonter un profil obsolète
- 27% tombent sur des contenus publiés sans leur autorisation
- 18% ignoraient avoir été tagués sur des photos ou vidéos
Tour d’horizon des bonnes pratiques : 5 réflexes à adopter
1. Googlisez-vous pour contrôler la teneur des informations indexées par le moteur de recherche à votre sujet pour pouvoir corriger le tir si besoin
2. Désormais, gardez toujours à l’esprit que vos publications (commentaires, photos, likes…) mais aussi les identifications, laissent des traces sur la toile
3. Paramétrez vos critères de confidentialité sur vos pages perso, afin qu’un recruteur éventuel ne tombe pas sur des photos peu glorieuses de fin de soirée
4. Créez votre profil sur réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadéo), publiez des infos de qualités… bref, occupez la scène avec des informations professionnelles
5. Et rappelez-vous que l’e-réputation touche aussi l’entreprise : enquêtez avant de les rencontrer
(1) Norton Online Reputation Report, mai 2016