Suivre un cursus dans une grande école garantit un premier emploi à la sortie des études. Cependant, à l’heure où de plus en plus de Masters tendent à se professionnaliser, la vision de ces formations prestigieuses est-elle toujours la même ? Un sondage, réalisé auprès des Français par la TNS Sofres à la demande de la CGE en janvier 2016, montre que oui.
Les Grandes Ecoles ont toujours une image de marque
Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’image des Grandes Ecoles ne se ternit pas. Selon le sondage, 8 Français sur 10 ont une bonne opinion de ces établissements. Et, du côté des entreprises, cet avis est encore plus ancré, puisque 9 recruteurs sur 10 voient d’un œil favorable les Grandes Ecoles.
Comment expliquer un tel engouement ? De l’avis général, les étudiants diplômés des Grandes Ecoles possèderaient une bonne formation et une très bonne capacité d’adaptation. 90 % des sondés pensent également que ces jeunes diplômés sont plus à l’aise à l’oral. De plus, l’aspect sélectif des Grandes Ecoles n’est pas mis en reste. Selon le sondage de la TNS Sofres, 72 % des Français estiment qu’une formation sélective offre un diplôme mieux valorisé sur le marché de l’emploi.
Qu’en est-il des universités et des formations professionnalisantes ?
Depuis quelques années, les Masters professionnels sont de plus en plus nombreux. Y compris dans le domaine des sciences humaines, où ils font leur apparition. Et pour cause : selon le sondage demandé par les CGE, 60 % des Français déclarent que la priorité de l’enseignement supérieur doit être l’insertion professionnelle. Alternance ou stage conventionné par l’université, une première expérience professionnelle est désormais la condition obligatoire pour tout étudiant désireux de décrocher un emploi.
Les jeunes de 16 à 20 ans semblent également valoriser les formations professionnelles, comme le BTS (38 %) et… les Grandes Ecoles (36 %). Pour une raison simple : ils font davantage confiance à ces cursus pour les faire entrer rapidement sur le marché du travail. Or, les Grandes Ecoles sont coûteuses, et la majorité des étudiants ne peut pas forcément se permettre d’y étudier. Depuis peu, les Grandes Ecoles prônent cependant une mixité sociale. Cependant, repenser la formation universitaire semble être la seule alternative afin de maximiser l’égalité des chances face à un marché du travail en crise.
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