1. Enregistrez-vous
S’enregistrer pendant une présentation ou un exposé, et écouter ensuite sa propre voix, est le plus sûr moyen d’identifier les problèmes de diction… et de lutter contre eux. L’expérience peut aussi être désagréable : votre voix ne sera pas du tout comme vous l’imaginez. Rares sont ceux qui apprécient leur voix la première fois qu’ils l’entendent. C’est souvent une étape nécessaire.
2. Prononcez la ponctuation des phrases
Si votre débit est trop rapide, l’une des solutions afin de le ralentir est de vous exercer en prononçant la ponctuation des phrases. Chez vous, vous pouvez ainsi relire votre texte : « Nous pouvons constater ici, virgule, que le problème peut se régler de deux façons, point ». En prononçant la ponctuation, vous prenez davantage conscience des temps de respiration à respecter dans vos phrases. Un bon moyen d’apprendre à ralentir le débit.
3. Faites des exercices d’articulation
Evidemment, il y a les classiques : « Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archi-sèches ? ». Mais aussi : « Je veux et j’exige d’exquises excuses ». Et encore : « Ah pourquoi Pépita, sans répit m'épies-tu ? Dans un pré Pépita, pourquoi te tapis-tu ? Tu m'épies sans pitié, c'est piteux de m'épier...De m'épier Pépita, pourrais-tu te passer ? ». Exercez-vous à prononcer ces phrases. Lentement, tout d’abord, puis de plus en plus vite. Certains recommandent de commencer cet exercice quotidien avec un crayon ou un bouchon entre les dents. Ils permettent en effet d’ajouter une difficulté à ces exercices de prononciation. Attention à ne pas vous faire mal : arrêtez dès que l’exercice devient pénible. Petit à petit, une fois que vous maîtrisez ces phrases, passez-vous des objets et essayez de prononcer les phrases seules.
4. Lisez des textes à voix haute
Il peut s’agir d’un article de journal, du roman que vous êtes en train de lire, ou d’un email que vous êtes en train de taper. Vous serez attentif à la ponctuation, aux intonations à adopter, et vous serez plus conscient des mots que vous avez du mal à prononcer naturellement. (Accessoirement, lire des textes à haute voix permet de les faire « résonner » : pour certains romans ou des poèmes, cela permet de mieux se rendre compte de leur beauté et de leur musicalité.)
5. Gérez votre trac
Le trac peut être la cause de bafouillages et de blancs pendant une présentation orale. Il est important de savoir le gérer. Pour cela, vous pouvez vous détendre en pratiquant des exercices de respiration, en écoutant une chanson pour vous relaxer (si vous en avez la possibilité), et surtout en prenant une bonne dose de recul. Si vous parvenez à diminuer votre stress, votre prise de parole sera automatiquement plus détendue.
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