Le terme « Brexit » est un mot valise – ou contraction – réunissant « Britain » (Angleterre) et « Exit » (sortie) nommant le retrait individuel de la Grande-Bretagne de l’Europe, voté par référendum le 24 juin dernier.
Parmi les nombreux effets de cette sortie de l’Europe, se pose la question de la libre circulation des personnes. Lourde de conséquences, notamment pour les étudiants.
Pour vous aider à mieux comprendre l’incidence du Brexit, rencontre avec Marie Bromberg, 23 ans, étudiante en neuropsychologie en 2e année à la Bornemouth University.
Comment se fait-il que tu aies connu l’avant et l’après Brexit ?
Parce que j’ai vécu 2 ans en Angleterre (2013-2015) : je suivais des études de psycho à distance tout en travaillant à Londres. Je suis retournée en France en 2015 pour ma 1ère année de Master.
Et je suis de repartie en Angleterre cette année pour valider mon M2 à Bornemouth. J’ai débarqué 2 jours après l’annonce du Brexit… Je l’ai super mal vécu.
Comment tu définirais le Brexit ?
De la m***. Pour moi le Brexit c’est une rupture de l’Angleterre avec l’Europe, due à un mécontentement interne du peuple, qui n’a en fait rien à voir avec l’Europe.
Est-ce que tu as senti une rupture, un avant / après Brexit ?
J’ai eu l’impression d’être moins la bienvenue en Angleterre… mais est-ce que c’était vraiment le cas ou juste mon ressenti ? Avec mes amis européens sur place, on trouve quand même les anglais moins chaleureux, peut-être un peu « décomplexés ».
A ton avis, quelles conséquences sont à prévoir pour les étudiants ?
On ne sait pas encore ce qui va se passer, ni pour les études ni pour tout le reste : le Royaume-Uni est en pleines négociations avec les pays membres de l’Union européenne quant aux modalités de sortie. Mais on entend des choses un peu stressantes.
Par exemple, étant donné qu’on ne pourra plus circuler de manière libre, certains parlent de visas proportionnels à la qualité du diplôme… ce serait injuste et hyper élitiste.
La grosse inconnue c’est la question des frais universitaires : les étudiants européens seront désormais considérés comme des étudiants internationaux et devront payer le double des tarifs actuels pour leur scolarité.
Et puis je me destine à travailler dans la recherche, c’est un secteur hautement financé par l’Europe. J’ignore ce que l’Angleterre prévoit pour la suite.
Reste la question de mon diplôme : aura-t-il de la valeur en France ?
Est-ce que vous parlez beaucoup du Brexit entre étudiants expatriés ?
Il y a eu une vague de panique juste après le Brexit mais actuellement on n’y pense moins. Il n’ y a tellement rien qui est dit que les gens n’y croient pas trop... Affaire à suivre !